Témoignages

Les témoignages recueillis par les associations membres du CILCP sont destinés à être publiés sur ce site « Le déni, ça suffit ! ».

Par cette action, les victimes témoignent pour alerter l’opinion publique, les autorités compétentes ainsi que les instances internationales sur la réalité de leur vécu.

Par l’intermédiaire de ces témoignages, le CILCP demande l’ouverture d’un débat national sur le fléau social que constitue la pédocriminalité.

Par son action, le CILCP demande que la lutte contre la pédocriminalité soit déclarée grande cause nationale en France. Cette lutte doit être une priorité des instances internationales.

L’ensemble des personnes témoignant sur les supports du CILCP approuve le fait que ces publications soient transmises aux instances compétentes de l’Union européenne et de l’ONU.

Cet espace est un espace d'expression libre dédié aux victimes. Les opinions et ressentis exprimés n'engagent que leurs auteurs.

 

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52. Zahia

Moi, Zahia K. certifie par la présente avoir été la victime de viols et d’attouchements par des amis de mes parents, notamment.

Les souvenirs remontent à la petite enfance donc je pense avant et après ma rentrée en primaire. Ces actes ont été commis avec la complicité passive de mes parents et notamment ma mère qui m’emmenait auprès d’un oncle pour de l’argent.
Dans la culture maghrébine, il est difficile de parler de sexe, de sexualité, du corps de la femme et cette hypocrisie m’a longtemps révoltée. Aujourd’hui je pense que ce n’est pas à sens exclusif lié à la culture maghrébine.  Ces actes d’adulte, d’attouchements sur la petite fille que j’étais me font encore remonter les larmes aujourd’hui

Les conséquences ont été boulimie vomitive et non-respect de moi-même, problèmes relationnels avec les hommes pendant des années. Aujourd’hui après 6 années de thérapie et la mort de mon père au regard salace, je comprends mieux les choses, je n’excuse pas mais il me faut continuer à vivre.

Le terme de déni a attiré mon attention car  j’ai vécu dans une famille qui pratiqué le déni pour sauver les apparences.

Ces actes ont existé,  je le sais, mon corps le sait, mon être le sait, ma conscience le sait. C’est extrêmement douloureux. Pour autant, de ces actes nauséabonds, j’ai la volonté farouche d’accepter de m’aimer, d’être aimée et d’aimer tout simplement.

Le fait d’écrire me soulage. Je sais qu’un processus de guérison est en cours et je remercie Serge GARDE d’avoir initié cette initiative.

J’atteste sur l’honneur la véracité des faits évoqués.

Ce témoignage est aussi écrit pour mes deux grandes soeurs décédées à 46 et 47 ans de maladie et qui ont – je le sais – été l’objet de sévices sexuels.