Témoignages

Les témoignages recueillis par les associations membres du CILCP sont destinés à être publiés sur ce site « Le déni, ça suffit ! ».

Par cette action, les victimes témoignent pour alerter l’opinion publique, les autorités compétentes ainsi que les instances internationales sur la réalité de leur vécu.

Par l’intermédiaire de ces témoignages, le CILCP demande l’ouverture d’un débat national sur le fléau social que constitue la pédocriminalité.

Par son action, le CILCP demande que la lutte contre la pédocriminalité soit déclarée grande cause nationale en France. Cette lutte doit être une priorité des instances internationales.

L’ensemble des personnes témoignant sur les supports du CILCP approuve le fait que ces publications soient transmises aux instances compétentes de l’Union européenne et de l’ONU.

Cet espace est un espace d'expression libre dédié aux victimes. Les opinions et ressentis exprimés n'engagent que leurs auteurs.

 

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54. Véronique

Moi, Véronique R., j’ai été abusée par mon père entre 3 ans et 7 ans. Parce que ces faits se sont déroulés dans ma petite enfance, je les ai occultés pendant plus de 30 ans. Ma scolarité a été un désastre et j’ai quitté l’école à 15 ans.  J’ai été toxicomane pendant plus de 10 ans et il m’a fallu m’expatrier, loin de ma famille pour arrêter la drogue.   Je suis revenue en France j’avais 30 ans passé, porteuse d’une hépatite C dont j’ai guéri en 2012. Il m’a fallu des années pour réapprendre à avoir une vie « normale », travailler et garder un emploi, garder un appartement. J’ai suivi une analyse pendant 13 ans. Quand j’ai enfin compris mon histoire, j’ai fait une forte dépression. Depuis, j’ai rompu tout lien avec la plus grande partie de ma famille et je vais beaucoup mieux, mais même si je me suis reconstruite je reste encore fragilisée par mon histoire. Il me reste des séquelles : les insomnies, les angoisses, les peurs, le manque de confiance en moi. Je prends régulièrement des anxiolytiques pour supporter le quotidien.  Aujourd’hui j’ai appris à vivre avec mon histoire. J’ai reconstruit ma vie privée et professionnelle et je vais bien, j’ai des projets. J’ai pourtant appris quelque chose, on ne vit pas après un inceste, on survit. Même si je m’en sors bien,  je reste marquée à vie par cet acte.

J’atteste sur l’honneur la véracité des faits évoqués.