Témoignages

Les témoignages recueillis par les associations membres du CILCP sont destinés à être publiés sur ce site « Le déni, ça suffit ! ».

Par cette action, les victimes témoignent pour alerter l’opinion publique, les autorités compétentes ainsi que les instances internationales sur la réalité de leur vécu.

Par l’intermédiaire de ces témoignages, le CILCP demande l’ouverture d’un débat national sur le fléau social que constitue la pédocriminalité.

Par son action, le CILCP demande que la lutte contre la pédocriminalité soit déclarée grande cause nationale en France. Cette lutte doit être une priorité des instances internationales.

L’ensemble des personnes témoignant sur les supports du CILCP approuve le fait que ces publications soient transmises aux instances compétentes de l’Union européenne et de l’ONU.

Cet espace est un espace d'expression libre dédié aux victimes. Les opinions et ressentis exprimés n'engagent que leurs auteurs.

 

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62. Sylvie
Moi, Sylvie F., je témoigne du fait d’avoir été abusée sexuellement par mon père de l’âge de 4 à 14 ans. A l’adolescence, lorsque j’ai pris conscience de ce qui m’avait été fait, j’ai essayé de le dire à ma mère mais elle n’a rien voulu entendre me traitant de menteuse. A 4 ans, j’ai surpris mon père exhibant son sexe en érection devant mon frère (âgé de 5 ans). Il m’a invité à jouer avec eux et m’a conseillé sous la menace : »Ne le dis jamais à Maman sinon elle sera gravement malade et elle mourra. » Le jeu a duré 10 ans. A 22 ans je me suis mariée et j’ai eu deux filles. L’ainée a été abusée elle aussi. Il y a eu une confrontation entre mon père, ma mère, mon frère et sa compagne, moi (enceinte de la cadette) et ma fille ainée âgée de 7 ans. Il a avoué à ma mère que nous disions vrai, avec pour excuse : « ce n’est pas de ma faute, j’avais 33 ans ». Un argument qui ne me permettra pas de lui pardonner ses actes. Je ne comprends pas non plus la politique de l’autruche de ma mère. Je décide donc de m’éloigner de mes parents. Dix ans plus tard, je suis malade, on diagnostique une Recto Collite hémoragique (RCH) ou collite de Crohn. Le livre de Ghislain Devroede « Ce que les maux du ventre veulent dire » me fait réagir et je décide alors de consulter un psychologue pour m’en sortir. Après 3 ans de psychotherapie, une dixaine de séances de kynésiologie, le soutien moral et l’amour de mes deux filles je finis par voir le bout du tunnel. Je me sépare de mon mari puis divorce. Mon père est décédé il y a un peu plus d’un an. Je suis allée au crématorium voir son cercueil brûler. Je n’avais pas revu ma mère depuis 10 ans. Je lui ai dit : « Je ne te promets rien ». Depuis, je ne l’ai pas revue. Ma fille aînée (29 ans en mars prochain) est sous l’emprise de l’imprégnation. Son travail sur elle n’est pas encore fait et mes visites ne facilitent pas sa guérison (tant pour elle que pour moi), la seconde (20 ans) a été mieux protégée (elle n’a plus revu ses grands parents depuis l’âge de 6 ans) mais elle n’en est pas moins victime elle aussi car elle entretient une colère retenue contre eux . Ce problème est un fléau. Un véritable fléau. La famille n’est pas sacrée pour tous. Je n’ai jamais eu le courage de porter cette histoire en justice. L’innocence de l’enfance m’a été confisqué à l’âge de 4 ans. Je ne souhaite cela à aucun autre enfant. Seuls les enfants sont sacrés, ils sont l’avenir, les adultes doivent les protéger. Je témoigne pour que tous les enfants (actuels et ceux à venir) de cette planète soient protégés de cette ignominie.
 
J’atteste sur l’honneur la véracité des faits évoqués. Sylvie F.