Témoignages

Les témoignages recueillis par les associations membres du CILCP sont destinés à être publiés sur ce site « Le déni, ça suffit ! ».

Par cette action, les victimes témoignent pour alerter l’opinion publique, les autorités compétentes ainsi que les instances internationales sur la réalité de leur vécu.

Par l’intermédiaire de ces témoignages, le CILCP demande l’ouverture d’un débat national sur le fléau social que constitue la pédocriminalité.

Par son action, le CILCP demande que la lutte contre la pédocriminalité soit déclarée grande cause nationale en France. Cette lutte doit être une priorité des instances internationales.

L’ensemble des personnes témoignant sur les supports du CILCP approuve le fait que ces publications soient transmises aux instances compétentes de l’Union européenne et de l’ONU.

Cet espace est un espace d'expression libre dédié aux victimes. Les opinions et ressentis exprimés n'engagent que leurs auteurs.

 

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37. Stéphanie

Moi, Stéphanie S…. je suis une victime collatérale de l’inceste. La victime c’est mon enfant, à l’âge de 22 mois, des qu’elle a commençé à savoir s’exprimer, elle s’est ouverte à moi et à des tiers d’agressions sexuelles de la part de son père. Ces premières révélations remontent à janvier 2013.

Trois ans après le regard de ma fille au moment de ses révélations me hante encore. J’ai été trouver la protection de l’enfance qui a fait un signalement. Ce signalement a été transformé en plainte après audition de mon enfant par la brigade des mineurs.
Une deuxième plainte  au même motif a suivi quelques mois plus tard.
La 1ere plainte a été classée sans suite malgré le signalement  d’une psy clinicienne qui suivait ma fille.
Pendant  que cette enquête était en cours, on m’a forcée ( JAF et gendarmes) à lui remettre tout de même ma fille pour ses périodes de DVH, ce JAF a même élargi ses droits pendant les vacances d’été 2013.
2eme plainte classée sans suite en octobre 2013.

Fin 2013, la résidence de ma fille a été transférée chez celui qu’elle désignait comme son agresseur, cela par une escroquerie au jugement, puisque je n’ai pas été convoquée a cette audience, pas droit au contradictoire, jugée par défaut…

Pendant mes périodes de DVH,  à trois reprises, elle est arrivée avec la vulve très irritée, je l’ai emmené chez un médecin qui devant ses dires et explications au sujet de « ses bobos » a fait un signalement qui a été suivis par une assistante sociale, le conseil général et par un tiers à qui ma fille avait confié « le secret avec papa ».
Un juge a ordonné une expertise psychiatrique, pas pour ma fille, pour moi.
Cet expert m’a diagnostiqué un SAP (syndrome d’aliénation parentale), cela a muselé la parole de ma fille à tout jamais.

Alors qu’un précédent rapport d’expertise psychologique établit par la psy de la brigade des mineurs disait : « la mère apparaît très inquiète dans une conviction anxieuse d’attitudes inappropriées de la part du père. Elle ne semble pas s’inscrire dans une intentionnalité de dénonciations mais bien dans une crainte anxieuse d’un éventuel danger pour son enfant, l’enfant :  » …………. » on observe aucun retard de développement ni de troubles particulier du comportement, cependant quand le thème du père est abordé, l’enfant se ferme et réponds « pas papa » elle ajoute « bobo » et montre ses verrues sur son ventre. Spontanément elle ajoute « aussi nénette » en regardant en direction de son sexe. Sur questions consternant les circonstances elle réponds « dodo ».

Un autre rapport fait par une experte prés les tribunaux, doc en psychopathologie, psychotraumatologie, psychothérapeute dit: « Les gestes ………….. sont inhabituels et très évocateurs d’abus sexuels subis. L’agir sur son propre corps et de façon spontanée par l’enfant de ce qu’elle faisait subir à sa poupée renforce l’hypothèse d’une répétition traumatique » conclura par: « Cette vidéo représente une petite fille d’environ 2 ans pressentant via un jeu traumatique des manifestations très spécifiques d’enfants agressés sexuellement. Des mesures de protection immédiates devraient êtres mises en place pour cette situation qui apparaît celle d’une enfant en danger.  »

Malgré les mises en garde pour la protéger, la justice ne bougera pas.

On a juste trouvé un moyen de me faire taire et m’éloigner de mon enfant: le SAP.

Il est pourtant  incongru de m’accuser de SAP sachant qu’en 26 mois où la résidence de mon enfant a été transférée chez son père je n’ai pu voir ma fille que 3 mois en DVH classique, puisque je suis sans arrêt condamnée à ne voir mon enfant qu’en point rencontre, enfermée et sous surveillance afin que je ne l’aliène pas. Je suis celle qui représente « un danger » pour mon enfant. Mon seul crime est de l’avoir cru, d’avoir fait mon devoir de signalement.

N’étant pas un professionnel de cette problématique je ne peux ni affirmer ni infirmer, mon rôle de mère était de la croire elle, et  de signalement devant ses révélations et marques.

Devant un enfant qui dit être en danger, dit subir des agressions sexuelles, nous ne pouvons rester silencieux.

La seule détenant la vérité c’est elle, à ce jour elle n’a que 4 ans et demi, devra t-elle attendre d’être adulte pour être entendu, pour que sa parole ne soit plus bafouée?

Pourtant si je m’étais tue, on ne m’aurait pas arraché ma fille de 2 ans.

Que penser? Si on ne signale pas, nous sommes complices, si on signale la justice vous prend votre enfant et jusqu’à votre dignité…

Pourtant il n’y a aucune charge contre moi au Parquet, je ne suis pas accusée ou suspectée d’allégations ou de dénonciations calomnieuses. Seul le tribunal JAF et Juge des enfants, ceux censés protéger les enfants, me condamnent à ce point, me traitent comme une criminelle…

Depuis je ne vis plus, je survis, ruinée par les frais d’avocat, bafouée, salit, traînée dans la boue,  je subis du harcèlement, des menaces du genre « internement en HP », une omerta totale « si vous continuez à croire votre enfant vous ne la verrez plus » on m’accuse de choses infondées et sans aucune preuves qui sont pourtant reportées sur mes jugements JAF comme des vérités, un juge a ordonné en mon encontre une injonction de soins psychiatrique etc. etc. …

Un rapport médical a été rendu suite à cette injonction qui mets un terme à ce suivi attestant de ma bonne santé mentale, de mes bonnes compétences maternelle éducatives qui ont aussi été mises en doute et réfutant le SAP. Malgré cela on continue à me séparer et à me priver de mon enfant, on continue  de m’accuser d’instrumentaliser ma fille alors que je ne la vois plus du tout depuis trois mois que dans l’année précédente je ne l’ai vus que 38h enfermée et sous ce « prétexte » on vient à nouveau de me condamner à une année supplémentaire de point rencontre à raison de 4h par mois. Pourquoi?

Est-ce le prix à payer pour n’avoir fait que vouloir porter secours à mon enfant? Pour avoir cru les paroles d’une petite fille bien trop jeune pour avoir une telle connaissance sexuelle, bien trop petite cognitivement pour inventer de telles choses ou mentir? A priori oui.

Je suis pour cela une mère desenfantée.

JE DIS STOP AU DENI, A L’OMERTA FACE AUX VIOLENCES FAITES A NOS ENFANTS EN FRANCE. JE DIS STOP A LA STIGMATISATION DES VICTIMES ET PERSONNES ESSAYANT DE PORTER SECOURS A CES ENFANTS.

J’atteste sur l’honneur la véracité des faits évoqués.