Témoignages

Les témoignages recueillis par les associations membres du CILCP sont destinés à être publiés sur ce site « Le déni, ça suffit ! ».

Par cette action, les victimes témoignent pour alerter l’opinion publique, les autorités compétentes ainsi que les instances internationales sur la réalité de leur vécu.

Par l’intermédiaire de ces témoignages, le CILCP demande l’ouverture d’un débat national sur le fléau social que constitue la pédocriminalité.

Par son action, le CILCP demande que la lutte contre la pédocriminalité soit déclarée grande cause nationale en France. Cette lutte doit être une priorité des instances internationales.

L’ensemble des personnes témoignant sur les supports du CILCP approuve le fait que ces publications soient transmises aux instances compétentes de l’Union européenne et de l’ONU.

Cet espace est un espace d'expression libre dédié aux victimes. Les opinions et ressentis exprimés n'engagent que leurs auteurs.

 

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164. Séverine

Moi, Séverine, 43 ans, j’ai subi des violences physiques et viols a répétition de 4 ans et demi à 12 ans par mon père adoptif. Etant né sous X, j’ai été adoptée a l’âge de 16 mois : mes parents adoptifs ont divorcé quand j’avais 4 ans 1/2. Mon père a obtenu la garde exclusive puisque ma mère a était reconnue coupable de violences physiques à mon encontre. Je n’en parle jamais, j’ai été replacée très tôt en foyer. A l’âge de 7 ans, en pension d’abord et c’est une institutrice qui non sans difficulté fera intervenir les service sociaux. J’étais régulièrement oubliée en fin de semaine devant la porte de la pension pour rentrer le week-end, et lors de mon retour au pensionnat le lundi matin je portais des marques de bleus. J’ai eu de multiples fractures, mon père justifiait cela par des chutes accidentelles. A 10 ans, je rentre dans un foyer pour jeunes et suite a des troubles du comportement une éducatrice s’est inquiétée, et un examen gynécologique révélera en partie les sévices dont j’étais encore victime les week-ends plus violence physique (mes grand parents témoigneront en ma faveur,et supplieront l’assistante sociale de me tenir éloignée de leur fils parce qu’il finirait par me tuer). On retirera la garde et l’autorité parentale à mon père, il sera aussi diagnostiqué schizophrène paranoïaque. Personnellement, j’étais habituée au silence je ne me suis jamais plainte, je ne me suis jamais confiée à qui que ce soit, je ne sais pas pourquoi, la peur des représailles, la honte, je ne voulais pas ennuyer mes grand-parents. Je trouve déplorable qu’un couple ait pu à l’époque adopter sans enquête préalable, aucun suivi n’as été assuré rien ??? Je pense avoir encore aujourd’hui des troubles, je suis incapable d’accepter d’aller en séance de kiné (je n’aime pas que l’on me touche manipule). Mon mari avec qui je suis depuis 26 ans a mis plus de 15 ans a pouvoir me passer la main dans le dos (j’avais des réactions violentes). Je souffre de douleur chronique aigües et je commence à me demander si certaines ne sont pas dûes à ces traumatismes et lorsque j’ai été placée en famille d’accueil (aillant vécu en foyer de 10 à 16 ans), j’ai été abusée par leur fils aîné pour aller à ma chambre je devais traverser la sienne. C’était comme un droit de passage, je n’en ai jamais parlé, j’ai attendu mes 18 ans. La nuit même, je disparaissais de leur domicile. Je n’y suis jamais retournée.

J’atteste de la véracité des faits évoqués.