Témoignages

Les témoignages recueillis par les associations membres du CILCP sont destinés à être publiés sur ce site « Le déni, ça suffit ! ».

Par cette action, les victimes témoignent pour alerter l’opinion publique, les autorités compétentes ainsi que les instances internationales sur la réalité de leur vécu.

Par l’intermédiaire de ces témoignages, le CILCP demande l’ouverture d’un débat national sur le fléau social que constitue la pédocriminalité.

Par son action, le CILCP demande que la lutte contre la pédocriminalité soit déclarée grande cause nationale en France. Cette lutte doit être une priorité des instances internationales.

L’ensemble des personnes témoignant sur les supports du CILCP approuve le fait que ces publications soient transmises aux instances compétentes de l’Union européenne et de l’ONU.

Cet espace est un espace d'expression libre dédié aux victimes. Les opinions et ressentis exprimés n'engagent que leurs auteurs.

 

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122. Sandrina

Je me prénomme Sandrina et j’ai 48 ans. En 1978, quelques jours avant de rentrer en 6ème au collège P. FORT de C., je suis allée avec une copine devant l’établissement scolaire pour consulter les listes de constitution des classes. Le gardien du collège est venu à notre rencontre et nous a proposé de rentrer manger des glaces. Il nous a alors enfermées dans son appartement et nous a contraintes à des attouchements. Ma copine m’a demandé de ne pas en parler, elle était terrorisée à l’idée que ses parents l’apprennent, ce que j’ai fait. Les années suivantes il m’est arrivé à plusieurs reprises de croiser des exhibitionnistes à L. ou C. La première fois j’en ai parlé à mes parents, mon père m’a accompagnée au commissariat pour déposer plainte. Cette démarche m’a semblée inutile, la position du policier m’a renvoyée que cela était une broutille.
J’ai toujours pensé que les attouchements subis au collège étaient dégueulasses sans pour autant qu’il m’aient dénaturée. Depuis quelques années je n’en suis plus convaincue, cet événement a influencé, de manière délétère, ma vie de collégienne, d’adolescente, de femme, de mère et mes relations avec les hommes. Rien n’a été traité puisque nous n’avons rien dit, avec ma copine nous ne sommes probablement pas les seules victimes de cet individu qui était professionnel dans un établissement scolaire.

J’atteste sur l’honneur la véracité des faits évoqués.