Témoignages

Les témoignages recueillis par les associations membres du CILCP sont destinés à être publiés sur ce site « Le déni, ça suffit ! ».

Par cette action, les victimes témoignent pour alerter l’opinion publique, les autorités compétentes ainsi que les instances internationales sur la réalité de leur vécu.

Par l’intermédiaire de ces témoignages, le CILCP demande l’ouverture d’un débat national sur le fléau social que constitue la pédocriminalité.

Par son action, le CILCP demande que la lutte contre la pédocriminalité soit déclarée grande cause nationale en France. Cette lutte doit être une priorité des instances internationales.

L’ensemble des personnes témoignant sur les supports du CILCP approuve le fait que ces publications soient transmises aux instances compétentes de l’Union européenne et de l’ONU.

Cet espace est un espace d'expression libre dédié aux victimes. Les opinions et ressentis exprimés n'engagent que leurs auteurs.

 

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100. Régine

Moi, Régine, 58 ans, j’ai été victime de violences sexuelles de l’âge de deux ans (et même avant), jusque l’âge de 11 ans, par trois membres masculins qui ont abusé de mon corps d’enfant, parfois jusqu’à ce que je m’évanouisse sous le poids de mon agresseur, sentant la mort dans mes poumons. Ma mère, peut-être trop fragile, ou bien trop égoïste, ne m’a jamais protégée, allant jusqu’à m’accuser d’être responsable de ce qui m’arrivait, menaçant de se mettre une balle dans la tête à cause de moi en me traitant, entre autre, de pute. Lorsque ma force physique m’a permis de tenir tête à « mon » dernier agresseur, j’ai été punie et enfermée dans un internat de religieuses. Boulimique, suicidaire, anorexique, droguée, j’ai continué à être harcelée quotidiennement jusqu’à ma majorité où j’ai pu « me sauver » à l’autre bout du monde. J’y ai épousé un manipulateur pervers qui me frappait, me privait de nourriture, d’argent… Trop affaiblie je n’ai pas su être une bonne mère pour nos deux enfants. Aujourd’hui encore je suis suivie pour un grave syndrome de stress post-traumatique et les faits étant prescrits au moment où j’ai pu m’exprimer, ma plainte a été classée sans suite. On parle rarement de l’incapacité à être parent lucide et bienveillant après un tel chaos : mes enfants sont devenues de brillantes jeunes femmes mais leur souffrance est réelle et les séquelles sont visibles chez elles aussi. Des générations détruites…

J’atteste sur l’honneur la véracité des faits évoqués.