Témoignages

Les témoignages recueillis par les associations membres du CILCP sont destinés à être publiés sur ce site « Le déni, ça suffit ! ».

Par cette action, les victimes témoignent pour alerter l’opinion publique, les autorités compétentes ainsi que les instances internationales sur la réalité de leur vécu.

Par l’intermédiaire de ces témoignages, le CILCP demande l’ouverture d’un débat national sur le fléau social que constitue la pédocriminalité.

Par son action, le CILCP demande que la lutte contre la pédocriminalité soit déclarée grande cause nationale en France. Cette lutte doit être une priorité des instances internationales.

L’ensemble des personnes témoignant sur les supports du CILCP approuve le fait que ces publications soient transmises aux instances compétentes de l’Union européenne et de l’ONU.

Cet espace est un espace d'expression libre dédié aux victimes. Les opinions et ressentis exprimés n'engagent que leurs auteurs.

 

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72. Raphaele

Moi, Raphaele, 47 ans, ai subi des viols de la part de mon entraineur de tennis de l’âge de 11 ans à l’âge de 14 ans, dans les vestiaires la première fois de façon violente puis dans le local à balles. J’ai voulu mourrir, j’ai sombré dans la boulimie et l’anorexie et j’ai vécu comme une morte vivante pendant plus de 20 ans. Les mots sont venus très tard malgré les psychothérapies et à plus de 30 ans j’ai voulu déposer mais c’était trop tard. Bien que je pensais être seule, j’ai découvert il y a 8 ans que nous étions plus de 25 à avoir subi le même sort de la même personne. Nous avons eu droit à un procès parce que 2 d’entre nous n’étaient pas prescrites. Mais nous avons dû nous battre tellement, pendant plus de 5 ans, engager des sommes financières importantes pour avoir la possibilité de nous défendre (les procès pour viols sont des procès inversés, l’accusé devient une victime), d’être entendues et de ne pas être traitées de menteuses : 1/10 personnes ose déposer, 1/20 a droit à un procès. Un viol ne coûte pas cher à l’accusé, les frais juridiques des victimes sont très peu remboursés, les victimes prescrites n’ont pas de statut même si elles existent dans un procès « grâce » à d’autres victimes non prescrites. Il n’y a pas de prescription sur les délits financiers, sur les crimes, pourquoi y en a t il pour un viol sur mineur? Pourquoi les violeurs sont si protégés en France?

J’atteste sur l’honneur la véracité des fait évoqués.