Témoignages

Les témoignages recueillis par les associations membres du CILCP sont destinés à être publiés sur ce site « Le déni, ça suffit ! ».

Par cette action, les victimes témoignent pour alerter l’opinion publique, les autorités compétentes ainsi que les instances internationales sur la réalité de leur vécu.

Par l’intermédiaire de ces témoignages, le CILCP demande l’ouverture d’un débat national sur le fléau social que constitue la pédocriminalité.

Par son action, le CILCP demande que la lutte contre la pédocriminalité soit déclarée grande cause nationale en France. Cette lutte doit être une priorité des instances internationales.

L’ensemble des personnes témoignant sur les supports du CILCP approuve le fait que ces publications soient transmises aux instances compétentes de l’Union européenne et de l’ONU.

Cet espace est un espace d'expression libre dédié aux victimes. Les opinions et ressentis exprimés n'engagent que leurs auteurs.

 

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90. Nathalie pour K.

Je ne suis pas la victime, c’est mon fils aujourd’hui âgé de 4 ans, qui est victime de son père depuis un an.

Nous sommes le samedi 7 mars 2015, K. va pour la première fois chez son papa (il a 3 ans et n’a rencontré son père qu’ une dizaine de fois une heure par mois en lieu neutre).
C’est un petit garçon tout pâle que je retrouve, en pleurs, il refuse tous contacts avec ses frères et soeurs.
Il dit avoir mal « aux fesses ».
Le lundi je me rends chez son médecin traitant qui diagnostiquera des vers.
En rentrant de chez le docteur, sa grande soeur lui demande pourquoi il a été chez le médecin.
Il lui répond « papa il a mis du sucre dans mes fesses et après ca fait mal ».
Nous sommes sous le choc.
Puis viens l’heure de lui faire sa douche et la il me dit :
« J’ai fait un bain avec papa ,il était tout nu et il était dans le bain avec moi, il a jeté jeté son kiki(il me fais des gestes en meme temps qu il parle) et il a fait pipi dans l’eau ». (Rappelons que l’enfant n’était en visite que quelques heures pourquoi un bain?)
Les jours se suivent, il passe des heures devant la télé, pipi au lit, mange très peu…
Je prends donc la décision de contacter le CMPEA afin qu’il soit suivi par un psychologue.
Le CMPEA me dirige vers la CRIP qui elle me conseille de porter plainte (ce que je fais).
Suite à mon signalement auprès de la CRIP, une éducatrice se rend au domicile de monsieur puis au mien.
Cette personne ne prend aucune prise de notes, ne rencontre ni mes autres enfants ni mon conjoint que je fréquente depuis que K. a 3 mois.
Elle rédige un rapport accablant à mon encontre :
-l’enfant ne serait pas suivi médicalement (sans avoir pris contact avec le médecin traitant)
-l’enfant changerait sans cesse d’école (il a toujours été à celle-ci)
-mes grands seraient en garde alternée (alors qu’ils sont en garde classique)
-l’enfant serait violent
-l’enfant n’aurait pas de jouets……..
Le tout concluant une préconisation de changement de résidence chez le papa.
Bien-sûr, j’ai apporté toutes les preuves de ses dires infondés.
De là, le juge pour enfant est saisi.
Il met en place une aemo et me prévient que la moindre non représentation amènerait à effectuer un changement de résidence de K. chez son papa.
Depuis l’incident du 7 mars le papa n’est jamais venu pour son droit d’hébergement.
Suite à l’audience du juge pour enfant du 11 septembre, monsieur décide de reprendre ses droits de visites.
Il vient donc le 18 septembre, et je n’ai pas d’autres choix que de laisser ce petit bonhomme partir avec son père espérant qu’il ne recommencerait pas ses »bêtises »(c’est comme ça que K. en parle).
Le week-end passé, je retrouve de nouveau un enfant triste, renfermé, pipi au lit peur et réveils nocturnes….
Puis plus de visites de la part du papa jusqu’au 26 décembre.
Où il le prendra pour une semaine complète.
Il le ramènera une heure plus tôt que prévu sans prévenir et sans explication.
L’horreur refait surface :
voici les propos du petit
– papa il a mis un couteau dans mes fesses et ca fait mal
– papa il dis que son kiki c’est comme une glace
– papa il fait toujours des photos et même quand je suis tout nu et même quand il a mis le couteau dans mes fesses
Retour a la case gendarmerie, il faudra que je m’y rende 3 fois avant qu’ils acceptent de prendre ma plainte sous prétexte qu’il en existait déjà une première qui était classée.
Le petit refait une audition très explicite et détaillée contrairement à ce qu’un gendarme m’avait dit.
Le 15 janvier monsieur vient pour son droit de visite, je lui annonce que K. a tout dévoilé aux gendarmes, il décide de partir et n’est jamais revenu.
Entre temps je reçois une demande de consignation de 500 euros concernant ma constitution de partie civile. J’ai donc réglé celle-ci en espérant que les choses vont enfin bouger.
Aujourd’hui, nous sommes le 4 mars quasi un an après les premiers faits et K. est toujours en danger, le papa a toujours ses droits de visites et donc toujours la possibilité de lui faire du mal.
alors quand j’entends PROTECTION DE L ENFANT……

J’atteste sur l’honneur la véracité des faits évoqués.