Témoignages

Les témoignages recueillis par les associations membres du CILCP sont destinés à être publiés sur ce site « Le déni, ça suffit ! ».

Par cette action, les victimes témoignent pour alerter l’opinion publique, les autorités compétentes ainsi que les instances internationales sur la réalité de leur vécu.

Par l’intermédiaire de ces témoignages, le CILCP demande l’ouverture d’un débat national sur le fléau social que constitue la pédocriminalité.

Par son action, le CILCP demande que la lutte contre la pédocriminalité soit déclarée grande cause nationale en France. Cette lutte doit être une priorité des instances internationales.

L’ensemble des personnes témoignant sur les supports du CILCP approuve le fait que ces publications soient transmises aux instances compétentes de l’Union européenne et de l’ONU.

Cet espace est un espace d'expression libre dédié aux victimes. Les opinions et ressentis exprimés n'engagent que leurs auteurs.

 

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140. Muriel

Muriel, 47 ans. J’avais 9 ans. J’ai été abusée par un de mes oncles maternels. La mémoire s’était effacée jusqu’en janvier dernier. Je suis suivie en thérapie. L’originalité de la situation est que depuis que je sais pour moi, je mène une « enquête » familiale qui m’emmène de surprise en surprise. De multiples victimes dans cette famille, des pédophiles sur plusieurs générations… Un déni familial, un château de cartes où rien ne bouge. Une de mes tantes dit que je suis « folle », que je dis des mensonges… Je me sens seule à dire et c’est costaud, mais comment faire autrement alors que sans doute d’autres victimes se taisent, sont bâillonnées et niées. Sans compter les victimes potentielles… Le pire bourreau était le grand-père : mort de sa belle mort, a abusé tous ses fils (6) (qui sont devenus bourreaux à leur tour sur leurs soeurs et nièces), tous ses petits-fils… et d’autres… La chaine se continue peut-être…

Au delà de mon cas, c’est l’ampleur du système pédophile familial et l’horreur du silence des adultes jamais sécures qui me poussent à témoigner. Ma sidération est aussi que j’ose en parler 40 ans après et personne de ma famille n’en profite pour parler aussi, au contraire.

Merci à vous vraiment.

J’atteste sur l’honneur la véracité des faits évoqués.