Témoignages

Les témoignages recueillis par les associations membres du CILCP sont destinés à être publiés sur ce site « Le déni, ça suffit ! ».

Par cette action, les victimes témoignent pour alerter l’opinion publique, les autorités compétentes ainsi que les instances internationales sur la réalité de leur vécu.

Par l’intermédiaire de ces témoignages, le CILCP demande l’ouverture d’un débat national sur le fléau social que constitue la pédocriminalité.

Par son action, le CILCP demande que la lutte contre la pédocriminalité soit déclarée grande cause nationale en France. Cette lutte doit être une priorité des instances internationales.

L’ensemble des personnes témoignant sur les supports du CILCP approuve le fait que ces publications soient transmises aux instances compétentes de l’Union européenne et de l’ONU.

Cet espace est un espace d'expression libre dédié aux victimes. Les opinions et ressentis exprimés n'engagent que leurs auteurs.

 

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61. Maryse

Moi, Maryse M., j’ai été victime, à l’âge de 10 ans, d’attouchements de la part du plus jeune frère de ma mère qui faisait son service militaire dans la Marine et venait régulièrement en permission chez nous. Ces abus ont duré environ une année, jusqu’au jour où j’ai refusé de m’y soumettre. Je me souviens que j’étais écrasée de culpabilité, surtout à l’égard de ma mère, et que j’ai énormément souffert d’avoir à lui cacher ce qui se passait. J’avais avec elle une relation très forte, fusionnelle, qui a brutalement pris fin à ce moment-là.
J’ai 58 ans. Il m’a fallu du temps pour prendre conscience des dégâts que cette histoire a causés dans ma vie. J’ai connu une période d’anorexie, un divorce, et j’ai eu beaucoup de mal à avoir un enfant. Aujourd’hui je suis mariée et ma vie est stable. Je fais depuis longtemps un important travail sur moi-même, je participe à un groupe de parole et je suis suivie sur un plan psychologique.
A l’âge de 20 ans, j’ai pu parler à ma mère. Elle a minimisé les faits, m’expliquant que mon oncle était très perturbé par une enfance malheureuse, que d’autres filles auraient pris les choses moins à cœur… Je suppose qu’elle a voulu dédramatiser. Elle m’a dit en avoir parlé à mon père, qui aurait été « démoralisé ». Il était magistrat. Rien n’a été fait ensuite, mes parents ont continué à recevoir mon oncle et sa femme (qui vivent à l’île de la Réunion).
J’atteste sur l’honneur de la véracité des faits évoqués