Témoignages

Les témoignages recueillis par les associations membres du CILCP sont destinés à être publiés sur ce site « Le déni, ça suffit ! ».

Par cette action, les victimes témoignent pour alerter l’opinion publique, les autorités compétentes ainsi que les instances internationales sur la réalité de leur vécu.

Par l’intermédiaire de ces témoignages, le CILCP demande l’ouverture d’un débat national sur le fléau social que constitue la pédocriminalité.

Par son action, le CILCP demande que la lutte contre la pédocriminalité soit déclarée grande cause nationale en France. Cette lutte doit être une priorité des instances internationales.

L’ensemble des personnes témoignant sur les supports du CILCP approuve le fait que ces publications soient transmises aux instances compétentes de l’Union européenne et de l’ONU.

Cet espace est un espace d'expression libre dédié aux victimes. Les opinions et ressentis exprimés n'engagent que leurs auteurs.

 

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131. Manu

Moi, Manu, 64 ans, j’ai été victime de violences sexuelles de 8 à 12 ans, par mon frère de 6 ans mon aîné.

Mes parents ne se sont rendus compte de rien. Mon autre frère a subi les mêmes attouchements répétés, et même 50 ans après, il n’a même pas souhaité que l’on en parle entre nous ! Après l’arrêt de ces attouchements, je me suis orienté vers la cigarette et la bière (donc vraiment jeune !).

Puis des excès sont apparus et à 35 ans, j’ai eu un cancer, notamment dû à ces excès… A l’issue de celui-ci, j’ai suivi une psychanalyse pour m’en sortir sans dépendance et me sont alors remontées à la mémoire, ces séances subies et angoissantes. Depuis, je revis, je mords la vie à pleine dents.

Souvent la parole des enfants est mise en doute par les violeurs eux-mêmes ou par le monde des adultes « bien pensants »…, mais avant de pouvoir en parler, encore faut-il savoir ce qui est « normal » et ce qui ne l’est pas !…

Comment pouvait-on savoir, dans les années 60 (où l’on n’en parlait pas en famille) que certaines pratiques sortaient du « normal » et qu’il fallait les dénoncer ?… Pourtant, les symptômes n’ont pas manqué, les parents m’ont orienté vers du soutien scolaire, et même des psychologues n’y ont rien vu.
Quand, à 35 ans, j’ai réalisé l’origine de mes « perturbations »,… mon frère, l’auteur, était décédé.

Ça ne m’aura pas empêché, tout seul et avec le temps, après avoir pu en parler, de devenir résiliant et de vivre heureux…

J’atteste sur l’honneur la véracité des faits évoqués.