Témoignages

Les témoignages recueillis par les associations membres du CILCP sont destinés à être publiés sur ce site « Le déni, ça suffit ! ».

Par cette action, les victimes témoignent pour alerter l’opinion publique, les autorités compétentes ainsi que les instances internationales sur la réalité de leur vécu.

Par l’intermédiaire de ces témoignages, le CILCP demande l’ouverture d’un débat national sur le fléau social que constitue la pédocriminalité.

Par son action, le CILCP demande que la lutte contre la pédocriminalité soit déclarée grande cause nationale en France. Cette lutte doit être une priorité des instances internationales.

L’ensemble des personnes témoignant sur les supports du CILCP approuve le fait que ces publications soient transmises aux instances compétentes de l’Union européenne et de l’ONU.

Cet espace est un espace d'expression libre dédié aux victimes. Les opinions et ressentis exprimés n'engagent que leurs auteurs.

 

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73. Madame X

Moi, Madame X, 40 ans, j’ai été victime de violences

Tout ce que je vous raconte là est revenu morceau par morceau au cours des 20 dernières années. Aujourd’hui encore je ne me souviens pas de tout et je pense que c’est parce que psychologiquement j’ai peur de ce que je pourrais découvrir autre que ce que je sais déjà.

– Ce n’est qu’à l’âge de mes 21 ans que je me suis souvenue avoir été victime d’une fellation imposée par un membre de la famille alors que je devais avoir 7 ans peut-être 8, peut-être 9, je ne sais pas.
Je vois d’autres scènes où il m’obligeait à regarder le film exorciste avec ses copains. J’étais sur ses genoux et il touchait mon sexe en me demandant si c’était chaud, si j’aimais bien. Et ses copains rigolaient mais moi j’étais gênée.

– Il y a eu un cousin qui de temps en temps alors qu’on jouait, m’embêtait parce qu’il voulait voir ma culotte.

– Quelques années plus tard je me suis souvenue qu’une cousine jouait au docteur avec moi en faisant des choses sur mon sexe. Et il y a eu une fois où j’ai compris que son but était que des garçons dehors voient par la fenêtre ce qu’il se passe. Ça devait les exciter. Le problème c’est qu’un jour ils l’ont attrapé à plusieurs pour la violer. Comme elle m’a crié de me sauver, j’ai couru pour appeler des secours et j’ai voulu prévenir sa mère. Mais la cousine ensuite m’a engueulée car si ça se savait elle allait se faire tuer alors elle a dit que ce n’était pas vrai, qu’ils s’amusaient et que c’était moi qui avait eu peur pour rien. Cela s’est produit peut-être entre mes 12 et 15 ans.

– Je me suis rappelée qu’une jeune voisine aussi m’obligeait à être touchée par elle. C’était avant le collège. Elle, elle me mettait carrément des cailloux dans l’anus dans la cour de récréation à l’école primaire. Une fois j’ai eu peur car il y en a un qui était coincé. Je ne voulais pas et quelques fois je pleurais mais elle était plus forte que moi psychologiquement.

– Toujours en primaire, il y avait une autre élève qui subissait des sévices, mais pas à l’école. Un jour j’ai vu son tee-shirt se relever alors qu’elle s’abaissait et j’ai vu les bleus sur son dos. Mon Dieu la pauvre comme elle était marquée. Elle m’a raconté que son père et ses deux frères la frappaient et abusaient d’elle le soir. Quand j’en ai parlé à mes parents, quand je les ai suppliés de faire quelque chose, ils m’ont dit qu’elle était sûrement sale et que j’avais dû mal voir. Comme j’insistais, ils m’ont répondu qu’elle avait peut-être fait une bêtise et qu’elle avait été puni. Ils m’ont rétorqué qu’on ne se mêlait pas des affaires de familles, que la fille n’avait qu’à en parler à la maîtresse si ça ne va vraiment pas mais que ce n’était pas à nous de le faire et que j’avais interdiction de m’occuper de cela ! Je pense qu’ils avaient été élevé à la dure et qu’à leur époque (années 50), le travail était plus important que les « histoires ». Il ne fallait pas faire d’histoire…

– Le sexe était un gros tabou pour mon père. Jamais il n’a enlevé un tee-shirt ou un pantalon devant moi. Il se cachait. Pas pour ma mère qui voulait voir si mes gougouttes poussaient ou si j’avais des poils. Ma mère aimait bien me traiter de putain, de connasse ou de salope ou encore me dire d’aller crever. Je pense qu’elle regardait un peu trop de film d’horreur et de film porno.
Quand j’y pense, dans les familles de ses copines, ils étaient tous comme ça. Je ne sais pas pourquoi ils aimaient bien les films d’horreurs et les films pornos. Peut-être qu’ils étaient hypnotisés et qu’ils sont devenus dépendants. Je ne sais pas. Ce que je sais c’est que dans chacune de ses familles il y a eu de la violence, des débordements sexuels, du viol. Quasiment dans toutes, les enfants se faisaient taper trop violemment et pas toujours à cause de l’alcool.

– Pendant toute la durée du collège et lycée, quelques fois ma mère pouvait rester un mois entier sans me parler. C’était une manière de me punir. J’étais alors bien embêtée quand à l’école on me demandait une signature et que je devais attendre que mon père rentre de son déplacement le week-end.

– Vers mes 15 ans, comme j’étais en 3ème, j’ai dû faire un stage. Ma mère m’a trouvé une place dans un petit magasin du village où on habitait et où on y vendait de tout. C’est elle qui m’aidait à choisir mes habits quand j’y allais car une « secrétaire » se doit d’être jolie. Le patron me faisait trop de compliments et me disait toujours qu’il m’épouserait plus tard, que j’avais un joli corps, etc. Puis un jour le boucher est venu dans le bureau s’asseoir en face de moi à la place du patron. Et alors que je travaillais, il a commencé à me demander si j’avais déjà vu un sexe d’homme. Comme une idiote j’ai dit non. Il m’a demandé si je voulais voir le sien. J’ai dit non mais il a insisté sur l’importance d’être au courant des choses avant qu’elle ne se produise. Et au final a fini par le sortir et m’expliquer ce qu’une femme doit faire pour que ce soit l’extase pour un homme. Il m’a dit qu’il me racontait tout ça pour que mon futur mari soit heureux, pour mon bien mais que ça devait être notre petit secret…

– Ça me fait penser qu’entre 12 et 15 ans, on partait tous régulièrement en camp de vacances. On allait à la caravane… Il y avait des gitans et il y en a un qui a demandé à mon père ce qu’il voulait pour m’acheter. Mon père a refusé. Mais je sais qu’un jour que j’étais seule sur un mur en train de lire. Cet homme est venu me voir et m’a fait le même coup que le boucher, me demandant si j’avais vu un sexe et me le montrant. J’avoue être partie très vite en prétextant une urgence oubliée. Je pense qu’il s’en ait fallu de peu qu’il me fasse passer à la casserole celui-là.

– Un jour j’ai entendu un enfant qui hurlait sous une toile de tente. Je me souviens que j’étais angoissée terrible à l’intérieur, que je me sentais mal, vraiment mal. Et j’ai supplié mon père qu’on aille voir, que ce n’était pas normal, que peut-être le père le frappait trop fort, etc. C’était des amis à mes parents. Mais mon père m’a répondu qu’on ne savait pas ce qui s’était passé, que peut-être le gosse avait fait une connerie et qu’il crie par caprice. Des années plus tard j’ai appris que mon frère avait été victime de pédophilie par cet homme. On l’a su quand celui-ci est mort.

– Vers mes 17 ans j’ai rencontré un garçon, qui n’a pas pu attendre que je sois prête pour vouloir un rapport avec moi. Il ne m’a pas tapé, il me disait même qu’il m’aimait ; mais il m’a forcé quand même. Ça a été très difficile car ça me faisait mal et difficile aussi de poursuivre la relation même si je l’aimais car c’est le seul qui me prenait dans ses bras et qui me disait qu’il m’aimait. Mais il n’avait pas eu le bon exemple sous les yeux car son père frappait et violait sa mère. Il disait que la femme frappe avec les mots et que lui frappe avec les points. Et le père trainait la mère par les cheveux pour l’amener à la chambre. Alors lui jamais il ne m’a trainé par les cheveux car il ne voulait pour rien au monde ressembler à son père. Son arme à lui n’était pas les poings mais les mots. Donc ce garçon même s’il m’aimait, ne savait pas m’aimer. Il me forçait à faire des choses que je ne voulais pas faire. A chaque fois il bataillait avec le langage jusqu’à ce que je cède. Alors parfois, je buvais un coup pour céder plus facilement pour ne pas que ça ne me fasse trop de mal au cœur. Alors j’arrivais à me mettre dans le rôle qu’il voulait que je joue. Ben oui c’est ça, la majorité des hommes espèrent voir une actrice porno à travers la femme à qui ils prétendent faire l’amour. Puisque dans le film la femme aime ça alors « sa » femme doit aussi aimer ça, sinon c’est qu’elle ne l’aime pas.

* Dites-moi, comment on fait quand on a beau sélectionner ses rencontres, faire attention que le garçon soit quelqu’un de bien mais que malgré ça, tous les uns derrière les autres sont « chiants » (excusez-moi le terme) et insistent pour un truc sexuel ou un autre ? Mais ils croient quoi les hommes ? Que leurs spermes c’est de la glace au chocolat ? On ne peut pas faire semblant quand on aime pas. Et si tous les hommes ne passent pas à l’acte pour violer un enfant ou un adulte, je peux vous assurer que dans l’acte de la parole, le viol est aussi là. Quand le mec supplie, insiste, persiste, mets la pression, fais du chantage affectif, etc pour avoir une « gâterie », si la fille cède, elle la subi avec l’excitation du dominant qui vient de gagner son combat psychosexuel à la Sun Tzu. (Le mec doit croire qu’il a le sexe dans de la gélatine et qu’on peut respirer parfaitement même avec une ou deux narines bouchées par le rhume selon les jours. Et il faut jouir aussi. Pour certains, ils arrivent à confondre jouissance et souffrance. On peut pleurer et essayer de respirer, à la fin il va dire qu’il est trop heureux que tu aies pris autant de plaisir à le recevoir et que tes larmes de joie sont un bonheur pour lui)

– A la même époque (donc toujours mineure) ma mère étant plus délurée que mon père et s’opposant à toute manœuvre de moral qu’il essayait de mettre en place, celle-ci a eu l’idée de faire de moi une poupée et m’a inscrite dans un cours pour apprendre à être mannequin et à faire des défilés de mode. Comme j’ai honte quand j’y pense. Bref…
Celui qui entrainait les filles à savoir marcher un jour nous a fait mettre torse nu pour prendre le haut de notre corps en photo. Je me souviens que je m’y suis opposée mais qu’il m’a convaincue que c’était une histoire de mensurations pour les vêtements à porter lors de prochains défilés.

– Je faisais aussi des photos, enfin, on faisait des photos de moi et un jour un des photographes m’a drogué et violé. Pour la drogue je le sais car dans mon souvenir je suis sur le dos allongée par terre et je vois floue et jamais je ne me serais allongée au sol « comme ça ». Et je le vois venir sur moi et je m’entends dire non, non, mais ça a été oui, oui, pour lui.

– A l’âge de 12 ans, une copine de village m’a emmenée chez son grand-père. Elle et sa sœur ont profité de l’absence de celui-ci pour me montrer quelque chose qu’il fallait absolument que je vois. J’ai cru que j’allais vomir. C’était un film pornographique montrant en gros plans que le sexe n’est pas de l’amour mais de la défonce, que l’actrice semble pleurer et avoir envie de vomir mais que l’homme en est si heureux que là est peut-être la façon qu’une femme a de rendre un homme heureux : faire semblant d’aimer même quand on a mal. C’est ça la réalité ? J’ai tourné la tête et leur ai demandé d’arrêter ça, que c’était dégueulasse mais elles riaient de ma réaction. C’est une de ces filles qui a arrangé le premier baiser que j’ai reçu en m’attirant dans un piège. Mon premier baiser a été une langue enfoncée jusqu’à la gorge à m’en faire vomir. J’en ai craché pendant des heures. Mais bon, lui ne m’a pas violé, si ce n’est ma bouche.

Ce que je veux dire, c’est que lorsqu’on n’a pas connu l’amour (ou pas assez) et qu’on a été exposé trop jeune à la violence sexuelle, qu’elle ait été externe par un viol du corps ou interne par le viol du psychisme alors on a tendance à rechercher ce qu’on a jamais eu, l’amour, le respect, la délicatesse, etc. Mais inconsciemment, on ne va que vers ce qu’on connait, le non amour, les prédateurs…
Un enfant peut être formaté facilement. Si on lui impose de la fermer, il l’a ferme, surtout quand il y a menaces derrière. Ces enfants-là, bien souvent, deviennent des enfants soumis ou (au pire ?) celui qui impose par peur de subir à nouveau.

– J’ai fugué vers l’âge de 17 ans. Une copine m’a hébergée quelques jours. En pleine nuit son copain est venu se mettre à califourchon au-dessus de moi, me bloquant les bras avec ses jambes et me mettant une main sur la bouche. Il a levé mon tee-shirt et s’est masturbé sur moi et me disant chuuut de ne rien dire sinon « elle » allait entendre, se réveiller et qu’elle risquait d’être très en colère contre lui mais surtout contre moi aussi. J’ai eu peur de faire des histoires… Je n’ai rien dit. Mais le lendemain il a recommencé. Alors j’en ai parlé à sa sœur mais sans lui dire tout… Juste qu’il était venu et qu’il me semblait un peu trop insistant. Elle m’avait promis de ne rien dire mais elle en a parlé. Réunion, face à face, on me demande de dire la vérité. Je mens et dis que j’avais juste raconté un rêve où le mec lui ressemblait.
Ils avaient toujours pleins d’amis qui venaient à la maison. Et l’un deux, un homme de plus de 40 ans, marié, a réussi je ne sais comment à me faire coucher avec lui pendant des semaines en me disant de garder ça secret sinon ça ferait des histoires…

– J’ai 18 ans, je viens d’avoir mon permis ça fait un mois. Je sors pour aller en discothèque. Ma première sortie seule. J’ai un accident avec deux sangliers qui me rentrent dedans. J’entre en larmes dans un café, un homme me reconnaît, vient voir les dégâts (voiture pliée) et me convainc de rester là jusqu’au lendemain, qu’on verrait mieux quand il ferait clair. Il loue une chambre au cafetier et il en profite pour me passer dessus. Je ne voulais pas et puis c’est vrai, comme dans les films, j’ai fini par céder. Pas parce que mon « non » voulait en fait dire « oui » parce que peut-être par instinct de survie, le « oui » était la soumission évitant plus de dégâts ; ou que par formatage dans l’enfance, j’obéissais à une imprégnation imposée. Pourtant, quand il a voulu me sodomiser, je n’ai pas accepté et je l’ai supplié de ne pas faire ça. J’avais mal et je pleurais et lui me disait « je t’aime » à l’oreille. Bonjour la représentation de l’amour !
Ce témoignage concerne la pédocriminalité alors je ne vais pas vous raconter tout ce que j’ai subi à partir de mes 18 ans sinon je vais écrire un roman.

Ce que je peux vous dire, c’est que ma féminité a été crucifiée et que j’ai souffert à cause des péchés des hommes.
Pendant quelques années, on m’a fait tourner. Je n’ai pas eu le choix puisqu’ils insistaient. Des hommes ont abusé de GHB sur moi pour pouvoir me marchander. On a eu un regard sur moi de « fille facile » et j’ai été traitée comme une putain alors que j’étais la crucifiée. J’ai coupé les ponts avec presque toute ma famille, j’ai déménagé et j’ai décidé de me rééduquer moi-même, en lisant les bons livres, en étudiant.

Aujourd’hui, même si j’ai fait ma résilience en grande partie, même si j’ai réussi à faire de mes douleurs une force, jamais je n’arriverais à vivre avec un homme ni même une femme. Je recherche une perfection de l’esprit que je ne trouve pas. Je n’ai rencontré aucun homme digne de pouvoir rester auprès de moi. Vous allez peut-être trouver cela prétentieux mais maintenant je veux le meilleur. Le problème est qu’aucun n’est jamais assez bien car il y a toujours quelque chose qui ne va pas. Je veux de la sensualité pas de la sexualité. C’est comme l’histoire du manager et du leader. Un manager n’est pas un leader mais un leader est un manager. Eh bien un homme sexuel n’est pas sensuel mais un homme sensuel est sexuel. Vous comprenez ?
Je ne supporte aucune autorité sexuelle. Si un homme a le malheur d’appuyer même doucement sur les épaules ou sur la tête dans l’espoir que je m’abaisse, c’est fini, terminé ! La domination je la ressens même si elle est psychologique ou énergétique. J’ai tellement besoin de vérité, de juste mesure, de simplicité, d’amour sincère.
Mais les hommes ne sont plus à l’écoute de leurs sens ! De nos jours, si un homme ne peut pas prendre la fille par tous les trous, ça ne va pas ! Ça veut dire qu’elle n’est pas libérée, ouverte. Une fille qui ne veut pas faire de fellation ou de sodomie est considérée comme une fille qui a des tabous ou comme une coincée.
Ah que cela me fait mal au cœur quand j’y pense.
Les gens ne connaissent plus l’amour, les caresses, ils se précipitent trop vite. La sensualité bordel ! La sensualité ! Combien connaissent ce mot ? De par les médias, la télévision, les films, la vision du couple qu’ont les hommes et les femmes, les adolescents, les enfants, est devenu quelque chose de dur, au carré. La vision est soit verticale, soit horizontale. C’est comme ça et comme ça ! Mais où sont les formes bordel ?! Où est la poésie ?

Je vous écris, là, sous le pseudo de Madame X, parce que je représente toutes les femmes X, les enfants X (même les garçons puisqu’ils sont XY). Je représente l’inconnu X, le gène innocent, victime des méchants.

Je n’ai pas mis mon vrai prénom parce que même si aujourd’hui j’ai 40 ans, j’ai toujours peur de faire des histoires et qu’après on m’en veuille ou qu’on me fasse du mal. Parce que dans le fond, à cause de tout ça, il y a une partie de moi qui n’a jamais grandie.
Alors je préfère rester toute seule chez moi et ne plus sortir et ne plus voir personne, ça m’évite d’avoir des problèmes, de rencontrer les mauvaises personnes.

Voilà ce que la pédocriminalité a eu comme répercussion dans ma vie.
Ah non j’ai oublié qu’après « tout ça », j’ai fait fibrome sur fibrome, endométriose, pré-cancer du col, col qu’on m’a retiré ainsi que l’utérus. Ma féminité a été crucifié jusqu’au bout…

Maintenant j’oscille entre laisser la maladie m’emporter parce que je sais la force que l’esprit peut avoir sur le corps, ou essayer de changer les choses en attendant que, que quoi je ne sais pas, peut-être qu’il se passe quelque chose de positif pour que tout en étant libre nous ayons de bonnes valeurs dans la société qui fassent que plus jamais les enfants ne subissent cela. Parce qu’il ne faut jamais oublier que les enfants deviennent des adultes quand ils restent en vie jusque là.

Ne laissons pas la pédocriminalité devenir exponentielle. Nous devons faire quelque chose, s’il vous plait. Je ne veux pas savoir que peut-être un jour mes enfants, petits-enfants, neveux, nièces puissent subir ce que j’ai subi. Aucun enfant ne mérite cela. Mais trop, beaucoup trop subissent. La pédocriminalité est devenue un fléau à éradiquer.

Le but final de notre humanité sur terre est de rendre le monde meilleur et de créer nous-même ce paradis dont tout le monde rêve.

A vous membres de l’ONU, si vous m’entendez, je vous en prie faites quelque chose d’exponentiel dans l’autre sens, celui qui éclaire et non qui ombrage ! Les médias peuvent tout montrer dans la vie, ils peuvent tout faire entendre mais il y a la façon de le faire qui est très importante pour ne pas qu’il y ait de répercussions sur la vie des gens. Trop de violence rend violent et la violence nuit à la tranquillité de la société. Trop de sexe rend trop sexuel et le trop sexuel nuit à la sensualité. Il ne faut pas oublier qu’être à l’écoute de ses sens, de tous ses sens, permet une meilleure connexion avec son cerveau. Et que la sensualité développe l’empathie.

J’atteste sur l’honneur la véracité des faits évoqués.