Témoignages

Les témoignages recueillis par les associations membres du CILCP sont destinés à être publiés sur ce site « Le déni, ça suffit ! ».

Par cette action, les victimes témoignent pour alerter l’opinion publique, les autorités compétentes ainsi que les instances internationales sur la réalité de leur vécu.

Par l’intermédiaire de ces témoignages, le CILCP demande l’ouverture d’un débat national sur le fléau social que constitue la pédocriminalité.

Par son action, le CILCP demande que la lutte contre la pédocriminalité soit déclarée grande cause nationale en France. Cette lutte doit être une priorité des instances internationales.

L’ensemble des personnes témoignant sur les supports du CILCP approuve le fait que ces publications soient transmises aux instances compétentes de l’Union européenne et de l’ONU.

Cet espace est un espace d'expression libre dédié aux victimes. Les opinions et ressentis exprimés n'engagent que leurs auteurs.

 

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106. Luz

Je m’appelle Luz et quand j’avais 8 ans j’ai vécu l’inceste avec mon frère plus âgé d’1 an.
Cette situation a duré pendant 3 années.
Cela s’est passé à chaque fois qu’on se trouvait seuls à la maison, dans la chambre de mes parents, quand on se retrouvait à l’extérieur chez nos grands-parents paternels, quand on jouait dehors.
C’est lorsque j’ai eu mes règles que j’ai compris que cette situation n’était pas normale et que si je continuais, je risquais d’être enceinte de mon propre frère.
L’horreur pour moi.
J’ai vécu toute mon enfance, mon adolescence et encore aujourd’hui dans la peur d’être découverte par mes parents, par les autres. Et aussi dans cette honte.
J’ai construit ma vie en fonction de ce que j’ai vécu.
J’avais peur de détruire la vie de mon frère, la maison de mes parents et l’image de la famille. Je me sentais coupable de ce qui s’était passé et de ce qui pouvait se passer ensuite.
Aujourd’hui j’ai 45 ans et mes parents ne savent toujours pas ce que j’ai vécu.
Je ne sais pas si j’aurai un jour le courage de leur dire.
Tout ce que je sais, c’est que j’ai perdu mon âme, mon identité, une partie de mon enfance. Je ne saurai jamais ce que c’est d’avoir 8 ans comme les autres enfants. Ni d’être une adulte comme les autres.

J’atteste sur l’honneur la véracité des faits évoqués.