Témoignages

Les témoignages recueillis par les associations membres du CILCP sont destinés à être publiés sur ce site « Le déni, ça suffit ! ».

Par cette action, les victimes témoignent pour alerter l’opinion publique, les autorités compétentes ainsi que les instances internationales sur la réalité de leur vécu.

Par l’intermédiaire de ces témoignages, le CILCP demande l’ouverture d’un débat national sur le fléau social que constitue la pédocriminalité.

Par son action, le CILCP demande que la lutte contre la pédocriminalité soit déclarée grande cause nationale en France. Cette lutte doit être une priorité des instances internationales.

L’ensemble des personnes témoignant sur les supports du CILCP approuve le fait que ces publications soient transmises aux instances compétentes de l’Union européenne et de l’ONU.

Cet espace est un espace d'expression libre dédié aux victimes. Les opinions et ressentis exprimés n'engagent que leurs auteurs.

 

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67. Lawrence

Moi, Lawrence, 41 ans, ai été victime de violences sexuelles à l’âge de 12 ans aux mains d’un moine enseignant à l’internat où j’étais alors écolier en Angleterre.
Après les faits j’ai occulté ce souvenir. Plusieurs mois plus tard, je subis encore une agression sexuelle cette fois de la part d’un autre moine en présence du premier; il s’agissait du directeur de l’établissement. Encore une fois j’ai occulté les faits.
Les souvenirs me sont revenus en 2006 lorsque je reçus un courrier de la part de la police britannique, qui me demandait si j’avais été témoin ou entendu parler de faits troublants lors de ma scolarité (les règles de procédure interdisent de mentionner les crimes sur lesquels ils enquêtaient déjà).
J’ai porté plainte contre les deux moines en question, fus invité à livrer mon témoignage filmé à la police anglaise et attendis d’être convié au procès.
Ce n’est pas ce qui se produisit: la police anglaise menait une enquête sur le premier de mes agresseurs, mais le deuxième s’avérait être un témoin-clé de la défense (une autre victime l’avait sollicité pour un soutien et pour obtenir justice: ce moine accepta) et en conséquence le ministère public (Crown Prosecution Service) a décidé d’abandonner mes deux plaintes, qui n’ont pas encore été honorées; justice ne m’a pas encore été rendue…
Le premier moine fut condamné à 9 ans et demi de prison, cette affaire fut largement commentée à l’époque de l’instruction et du procès. La police britannique possède toujours mon témoignage vidéo, que j’entends utiliser un jour dans le cadre de poursuites civiles, comme il n’y a pas de prescription sur les faits de pédocriminalité au Royaume-Uni.

J’atteste sur l’honneur la véracité des fait évoqués.