Témoignages

Les témoignages recueillis par les associations membres du CILCP sont destinés à être publiés sur ce site « Le déni, ça suffit ! ».

Par cette action, les victimes témoignent pour alerter l’opinion publique, les autorités compétentes ainsi que les instances internationales sur la réalité de leur vécu.

Par l’intermédiaire de ces témoignages, le CILCP demande l’ouverture d’un débat national sur le fléau social que constitue la pédocriminalité.

Par son action, le CILCP demande que la lutte contre la pédocriminalité soit déclarée grande cause nationale en France. Cette lutte doit être une priorité des instances internationales.

L’ensemble des personnes témoignant sur les supports du CILCP approuve le fait que ces publications soient transmises aux instances compétentes de l’Union européenne et de l’ONU.

Cet espace est un espace d'expression libre dédié aux victimes. Les opinions et ressentis exprimés n'engagent que leurs auteurs.

 

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152. Laurence

Moi, Laurence, 50 ans, j’ai été victime d’attouchements et de viols vers l’âge de 4 ans. C’était un de mes oncles… Les faits ont commencé à refaire surface, sous forme de flashes vers l’âge de 33 ans, à l’occasion d’un nouveau traumatisme : quand mon mari et moi avons découvert que nos deux filles de 1 et 4 ans étaient victimes (avec d’autres enfants) d’un réseau pédocriminel impliquant un couple de voisins, d’autres membres de leur famille et d’autres personnes de leur connaissance, en Vendée et Loire-Atlantique. Notre fils âgé alors de 7 ans a été approché mais a réussi à échapper à l’emprise des pédocriminels. Nous avons porté plainte pour nos enfants mais l’affaire s’est soldée par un non-lieu au bout de 18 mois d’instruction et malgré les horreurs subies, verbalisées et dessinées par notre fille. Quand à ma plainte personnelle contre mon oncle, il n’y a pas eu de suites en raison de la prescription… J’ai passé les 18 dernières années à aider, comme je pouvais, mes enfants à se reconstruire et je commence seulement à pouvoir penser à moi… à ma reconstruction. Seul mon mari m’a aidé. J’ai découvert que ma mère et ma tante avaient été également victimes de mon oncle (c’était leur frère) quand elles étaient petites et cela a duré longtemps… Donc elles savaient et m’ont tout de même laissé chez ce s… Jusqu’à mes 18 ans, ma famille disait de moi que j’étais une enfant « difficile », « caractérielle », mais je sais que je n’étais pas perçue ainsi à l’extérieur… Ma souffrance a été innommable pendant toutes mes années de vie. La honte, la culpabilité, les idées suicidaires étaient mon quotidien et je commence seulement à pouvoir me dire que je suis une bonne personne et que mes enfants et moi ne méritions sûrement pas de subir tout cela. Des vies gâchées, brisées… Ces pédocriminels qui nous ont volé toutes ces années de vie sont en liberté et n’ont jamais cessé, c’est sûr, d’abuser d’autres enfants depuis 18 ans et depuis 45 ans pour le frère de ma mère. La justice n’a rien fait et ne fait toujours rien pour stopper ces crimes et ces criminels.

J’atteste sur l’honneur la véracité des faits évoqués.