Témoignages

Les témoignages recueillis par les associations membres du CILCP sont destinés à être publiés sur ce site « Le déni, ça suffit ! ».

Par cette action, les victimes témoignent pour alerter l’opinion publique, les autorités compétentes ainsi que les instances internationales sur la réalité de leur vécu.

Par l’intermédiaire de ces témoignages, le CILCP demande l’ouverture d’un débat national sur le fléau social que constitue la pédocriminalité.

Par son action, le CILCP demande que la lutte contre la pédocriminalité soit déclarée grande cause nationale en France. Cette lutte doit être une priorité des instances internationales.

L’ensemble des personnes témoignant sur les supports du CILCP approuve le fait que ces publications soient transmises aux instances compétentes de l’Union européenne et de l’ONU.

Cet espace est un espace d'expression libre dédié aux victimes. Les opinions et ressentis exprimés n'engagent que leurs auteurs.

 

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14. Laure

Moi, Laure, j’ai été violée en réunion à l’âge de dix ans dans un foyer de l’éducation surveillée du ministère de la justice dans les Yvelines, dont mon père était le directeur. Nous vivions dans un logement de fonction. J’ai été attirée à l’étage par une femme. Trois jeunes (majorité à 21 ans à l’époque au début des années 70) attendaient, pour se venger de mon père, je suppose. Mes parents ont appelé le médecin qui a constaté les faits. Tout a été étouffé. J’ai dû déployer une immense énergie pour dépasser des périodes de chaos et de profonde dépression. Je n’ai trouvé la force de parler qu’une vingtaine d’années après les faits, après le décès de ma mère. Mon père a nié. J’ai effectué de multiples démarches, recherché le médecin, en vain… J’ai tenté de me libérer des remontées terrifiantes de ce passé, potentialisées par un traitement par interféron contre l’hépatite C, en écrivant en anonymisant les personnes et les lieux, « L’esprit de combat », paru en 2011 aux éditions L’harmattan. Les faits sont prescrits depuis longtemps, je me demande si d’autres jeunes ou éducateurs ont pu en entendre parler, avoir d’autres informations à ce sujet, ou si ma mère en avait parlé à des personnes, à l’époque ou par la suite.

Je suis mère de trois enfants, grand-mère, j’ai un emploi stable, une vie d’apparence « normale ». A 54 ans, la souffrance se manifeste différemment, elle est toujours présente.

J’atteste sur l’honneur la véracité des faits évoqués.