Témoignages

Les témoignages recueillis par les associations membres du CILCP sont destinés à être publiés sur ce site « Le déni, ça suffit ! ».

Par cette action, les victimes témoignent pour alerter l’opinion publique, les autorités compétentes ainsi que les instances internationales sur la réalité de leur vécu.

Par l’intermédiaire de ces témoignages, le CILCP demande l’ouverture d’un débat national sur le fléau social que constitue la pédocriminalité.

Par son action, le CILCP demande que la lutte contre la pédocriminalité soit déclarée grande cause nationale en France. Cette lutte doit être une priorité des instances internationales.

L’ensemble des personnes témoignant sur les supports du CILCP approuve le fait que ces publications soient transmises aux instances compétentes de l’Union européenne et de l’ONU.

Cet espace est un espace d'expression libre dédié aux victimes. Les opinions et ressentis exprimés n'engagent que leurs auteurs.

 

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87. Laetitia

Moi, Laetitia, 37 ans, j’ai été victime de violences sexuelles jusqu’à mes 26 ans, par mon beau-père.

Jusqu’à mes 22 ans, je n’ai jamais osé en parler. Puis l’éloignement géographique m’a permis de m’ouvrir car j’ai vu d’autres fonctionnements familiaux et ai pu me développer personnellement. Le déclencheur de la démarche judiciaire fut la naissance de ma fille.
Au dépôt de plainte la majorité de ma famille m’a tourné le dos et ne m’a pas crue. Pourtant d’autres témoignages se sont ajoutés (ma cousine, une belle-fille issue du second mariage). Il a été condamné à 8 ans de prison ferme.
Lors du procès ceux qui n’y croyaient pas n’ont pas changé leur posture malgré les témoignages. Le pire a été le déni de ma mère (témoin des faits à plusieurs reprises) qui a gardé la même posture au procès.
Avec le recul, le procès a permis un coup d’arrêt dans ses agissements que ce soit envers moi ou d’autres. Mais le pire a été la reconstruction après le procès. La constatation d’être encore plus seule, sans famille pour m’épauler dans ma renaissance. Il reste un pas à faire : changer de nom de famille. Je porte le nom de mon violeur qui m’a reconnue tout bébé alors qu’il n’était pas celui qui l’avait créé. Ce nom que je dois épeler, prononcer, écrire, pour décliner mon identité est une dernière étape à franchir pour renaître entièrement.

J’atteste sur l’honneur la véracité des faits évoqués.