Témoignages

Les témoignages recueillis par les associations membres du CILCP sont destinés à être publiés sur ce site « Le déni, ça suffit ! ».

Par cette action, les victimes témoignent pour alerter l’opinion publique, les autorités compétentes ainsi que les instances internationales sur la réalité de leur vécu.

Par l’intermédiaire de ces témoignages, le CILCP demande l’ouverture d’un débat national sur le fléau social que constitue la pédocriminalité.

Par son action, le CILCP demande que la lutte contre la pédocriminalité soit déclarée grande cause nationale en France. Cette lutte doit être une priorité des instances internationales.

L’ensemble des personnes témoignant sur les supports du CILCP approuve le fait que ces publications soient transmises aux instances compétentes de l’Union européenne et de l’ONU.

Cet espace est un espace d'expression libre dédié aux victimes. Les opinions et ressentis exprimés n'engagent que leurs auteurs.

 

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113. Karine

Moi, Karine, 38 ans, j’ai été victime de viol à l’âge de 15 ans lorsque j’étais lycéenne au lycée Charles Baudelaire à M. Mon lycée était à 45 min de mon domicile, je devais prendre un bus puis le train et re le bus de la gare de M. à mon lycée. Des copines, Béatrice et Brigitte, m’ont invitée à une soirée entre copines pour fêter je ne sais plus quoi. Normalement je n’avais pas le droit de sortir, mon père était assez strict sur les sorties pas dans le mauvais sens surtout pour nous protéger. Mais j’étais une des seules ados de mon âge qui ne sortais pas, et avais donc rien à raconter à mes copines qui elles avaient toujours des tas d’histoires à raconter. Alors j’ai décidé de sortir et rejoindre mes copines pensant ne rien craindre car elles seraient là.  A la soirée, je discute avec mes copines qui me présente deux hommes dont un que j’ai reconnu car c’était le chauffeur de bus qu’on avait souvent le matin pour aller de la gare au lycée, et son frère qui revenait de l’armée. J’étais mal à l’aise, et après avoir dis bonjour, restais en retrait, écoutant mes copines discuter avec notre chauffeur de bus et son frère. Puis j’ai fait un malaise, alors que je n’ai rien bu, mais juste fumer une cigarette que le chauffeur de bus m’a roulée, car comme tous les jeunes j’étais conne, je voulais m’intégrer et faire comme mes copines donc j’ai essayé une cigarette.  Mon malaise s’intensifiait, je luttais pour rester consciente, mais étais vraiment mal, alors mes copines ont demandé au chauffeur de bus si il pouvait me ramener en voiture car elles, elles étaient à pied. Il accepta et me demanda où j’habitais, je dis à 30km d’ici mais je devais dormir chez le papy du fiancé de mon amie d’enfance qui était aussi au lycée avec moi. J’étais pas rassurée, ne voulais pas aller avec ce parfait inconnu, mais mon malaise empirant, étant incapable de tenir debout, celui-ci me mit dans sa voiture, et m’emmena chez le papy chez qui je devais dormir, mais celui-ci ne répondit pas, sûrement déjà endormi. Alors le chauffeur de bus me demanda si j’avais quelqu’un d’autre sur M. pouvant m’héberger mais je n’avais personne. Il m’emmena chez lui et me mit sur un lit dans une chambre, me demandant si j’avais faim mais la nausée et le malaise dont j’étais victime me soulevaient le cœur, j’ai demandé juste un verre d’eau car j’avais la bouche très sèche. Puis il me laissa en me disant qu’il dormait dans l’autre chambre, que je n’avais rien à craindre. Epuisée par ce malaise puissant ça ne m’était jamais arrivé auparavant, je commençais à m’endormir, puis je le sentis sur moi tentant de m’embrasser, je me suis débattue et l’ai repoussé en criant : Non, laisse moi. Il m’a laissé tranquille et est sorti de la chambre puis rassurée j’ai dû m’endormir car après c’est le trou noir. Le lendemain matin, il me réveille car il doit partir au boulot, mais je suis dans le même état que la veille malgré la nuit de sommeil mon malaise est toujours présent, je luttais pour tenir debout. Il m’emmena à l’hôpital disant qu’il m’avait trouvée dans la rue. Mes parents ont été prévenus et sont venus me chercher. Une fois rentrée chez moi, j’ai ressenti le besoin de me laver et ai donc pris un bain, et alors que je me lavais mon intimité, une douleur m’a traversé le corps et coupé la respiration, je suis rester 5 min paralysée par cette douleur horrible. Une fois la douleur passée, j’ai regardé pourquoi j’ai eu cette douleur horrible,(c’était la première fois que je regardais mes parties intimes) et ce que j’ai vu m’a secouée, j’avais une déchirure au grandes lèvres. J’étais vierge, je ne comprenais pas et là je me suis rappelée m’être débattue…Et j’ai compris que ce salaud m’avait violée profitant de mon malaise. Après j’ai gardé ca pour moi, mal dans ma peau, j’ai fugué car je ne voulais pas que ma famille me déteste(j’étais bête) et suite à mes fugues j’ai été placée à l’ASE de C. à qui j’ai dénoncé mon viol, viol qu’ils ont pas dénoncé ni à mes parents ni à l’institution judiciaire. A mes 18ans, je suis revenue chez mes parents, et quelques années plus tard, l’ASE de C. s’est servie de mon viol qu’ils ont passé sous silence pour faire placer mes enfants abusivement en disant que j’avais un passé douloureux qui m’empêchait d’être une bonne mère alors que c’était faux. Mon viol est remonté au procureur il y a 2 ans, j’ai porté plainte contre mon violeur et contre l’ASE de C. qui s’est rendue coupable de non dénonciation de crime sur mineur mais évidemment ma plainte a été classée sans suite. Et l’ASE de C. s’est fait 35000e par mois avec le placement abusif de mes enfants, qui étaient ma reconstruction de ce crime, ils m’ont mit volontairement à la rue pour justifier ce placement abusif. Je me suis battue 7 ans pour récupérer mes enfants, j’en ai récupéré 4 mais je me bats toujours depuis 8 ans pour ma petite dernière âgée aujourd’hui de 9 ans abusivement placée elle aussi. Voilà mon témoignage du viol qui a détruit ma vie ainsi que celle de mes 5 enfants qui n’étaient pas nés au moment de ce crime pour lequel la justice a refusé de me reconnaître victime, et s’est servie de cette douleur pour me priver de la chair de ma chair illégalement et abusivement sans motifs. merci à tous.

J’atteste sur l’honneur la véracité des faits évoqués.