Témoignages

Les témoignages recueillis par les associations membres du CILCP sont destinés à être publiés sur ce site « Le déni, ça suffit ! ».

Par cette action, les victimes témoignent pour alerter l’opinion publique, les autorités compétentes ainsi que les instances internationales sur la réalité de leur vécu.

Par l’intermédiaire de ces témoignages, le CILCP demande l’ouverture d’un débat national sur le fléau social que constitue la pédocriminalité.

Par son action, le CILCP demande que la lutte contre la pédocriminalité soit déclarée grande cause nationale en France. Cette lutte doit être une priorité des instances internationales.

L’ensemble des personnes témoignant sur les supports du CILCP approuve le fait que ces publications soient transmises aux instances compétentes de l’Union européenne et de l’ONU.

Cet espace est un espace d'expression libre dédié aux victimes. Les opinions et ressentis exprimés n'engagent que leurs auteurs.

 

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84. Isabelle

Moi, Isabelle, 50 ans, j’ai été victime de violences sexuelles entre 2 ans et 6/7 ans. Mon père nourricier était l’agresseur (placée 15 jours après ma naissance dans cette famille). Il est difficile de raconter l’irracontable… Je commence tout juste à me relever de ce traumatisme qui a dirigé une grande partie de ma vie. Je suis tombée en grave dépression à l’âge de 25 ans, j’ai perdu quasiment toutes mes dents (le nom de mon agresseur était en consonance avec ‘dent’…anorexie…fibromyalgie…peur de devenir folle… Après avoir osé relater certains faits par écrit à l’âge de 48 ans (oser écrire les mots/maux) je commence à me relever. Ma profession me fait rencontrer beaucoup de gens dont 9/10 sont liés de près ou directement à des histoires d’incestes. L’abus sexuel a longtemps était pour moi « vivre en étant morte »!

Il est mort quand j’avais 10 ans en 1976. Après plus de 10 ans de travail psycho thérapeutique, les souvenirs sont remontées à la surface… C’était comme un puzzle où je n’avais pas toutes les pièces et je ne savais pas ce que je devais représenter. J’ai fini d’assembler mon puzzle à 48 ans.

J’atteste sur l’honneur, la véracité des faits évoqués.