Témoignages

Les témoignages recueillis par les associations membres du CILCP sont destinés à être publiés sur ce site « Le déni, ça suffit ! ».

Par cette action, les victimes témoignent pour alerter l’opinion publique, les autorités compétentes ainsi que les instances internationales sur la réalité de leur vécu.

Par l’intermédiaire de ces témoignages, le CILCP demande l’ouverture d’un débat national sur le fléau social que constitue la pédocriminalité.

Par son action, le CILCP demande que la lutte contre la pédocriminalité soit déclarée grande cause nationale en France. Cette lutte doit être une priorité des instances internationales.

L’ensemble des personnes témoignant sur les supports du CILCP approuve le fait que ces publications soient transmises aux instances compétentes de l’Union européenne et de l’ONU.

Cet espace est un espace d'expression libre dédié aux victimes. Les opinions et ressentis exprimés n'engagent que leurs auteurs.

 

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1. Isa

Moi, Isa, j’ai été victime entre l’âge 8 et 10 ans d’attouchements et de viol par deux oncles différents, je n’ai jamais avoué cela à personne de la famille car j’avais trop la honte et aussi la peur de ne pas être cru , je faisais des cauchemars et j’ai durant ma « vie » d’ado eu beaucoup de souci de santé inexpliqués, et le sexe était un sujet tabou, j’ai eu beaucoup de dépressions successives, même au médecin je n’ai jamais rien avoué, comme si j’étais responsable de leurs actes. J’ai fumé, consommé de l’alcool, eu des conduites a risque, fait des tentatives de suicide, et ce désir d’en finir avec la vie est parfois encore présent, la vie est comme la mer, le tumulte, les remouds, les tempêtes.
Mes deux agresseurs aujourd’hui sont morts emportés par le cancer, je n’ai pas eu de peine en apprenant leur mort, j’étais même soulagée de les savoir décédés.
Je n’ai pas eu beaucoup de chance en épousant un homme avec qui j’ai eu des enfants et qui a fait subir des attouchements à deux de nos filles, et je n’ai rien vu, quand l’ainée s’est confiée à sa belle soeur, celle-ci m’a prévenue de ce qui se passait chez nous pendant que je travaillais, j’ai déposé une plainte qui a abouti à un non lieu malgré quatre années d’auditions, d’enquête, de tentative de suicide de la plus âgée, les hospitalisation en pédo psychiatrie de la deuxième, le mensonge de monsieur qui saute au yeux dans ses interrogatoires, la confrontation non préparée, un rendez-vous chez une psychologue spécialisée en traumatologie victimologie qui n’a jamais eu lieu car elle n’a jamais donné de suite à nos appels téléphoniques malgré tout cela « l’affaire a été classée » par un non lieu ! Alors mon passé a remonté à la surface, comme un boomerang, j’ai revécu mes agressions, je dormais plus sans cachets, les douleurs sont de retours, et je vois une psychologue plus un psychiatre, mais ce vécu ne quitte pas mon esprit et je me culpabilise de ne pas avoir parler en étant jeune, de ne pas avoir vu ce qui se passé chez moi, je ne vis pas je survis…

J’atteste sur l’honneur la véracité des faits évoqués.