Témoignages

Les témoignages recueillis par les associations membres du CILCP sont destinés à être publiés sur ce site « Le déni, ça suffit ! ».

Par cette action, les victimes témoignent pour alerter l’opinion publique, les autorités compétentes ainsi que les instances internationales sur la réalité de leur vécu.

Par l’intermédiaire de ces témoignages, le CILCP demande l’ouverture d’un débat national sur le fléau social que constitue la pédocriminalité.

Par son action, le CILCP demande que la lutte contre la pédocriminalité soit déclarée grande cause nationale en France. Cette lutte doit être une priorité des instances internationales.

L’ensemble des personnes témoignant sur les supports du CILCP approuve le fait que ces publications soient transmises aux instances compétentes de l’Union européenne et de l’ONU.

Cet espace est un espace d'expression libre dédié aux victimes. Les opinions et ressentis exprimés n'engagent que leurs auteurs.

 

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50. Hélène

Moi ,Hélène, j’ai été victime de mon grand cousin (de par la taille et l’âge : il avait 7 ans de différence). J’avais entre 4 ans et 4 ans et demi quand les viols , agressions sexuelles ont eu lieu (fellations , attouchements et pénétrations digitales). Excusez-moi l’expression, « j’en ai pris plein la gueule » et aujourd’hui encore, j’ai l’impression que ça se voit !!! Souvent, dans la rue, il m’a été renvoyé cette image de « bonne suçeuse, lêcheuse ! » comme une putain ! Le pire c’ est que je le crois moins avec ma thérapie. Il avait entre 11 et 12 ans. C’est mon père qui a mis un terme à ses agissements puisqu’il nous a découvert moi lui faisant une fellation dans un pré de la ferme. J’ai alors couru à l’écurie, pleine de honte et de culpabilité, où ma mère trayait les vaches lui le raconter. Elle me répond : « Ne raconte jamais d’histoire pareille ma petite fille ! » Bien sûr, aucune plainte n’a été déposée. Mes parents connaissaient-ils la marche à suivre en 1957-58? Mon cousin a été expulsé manu militari en Charente dans sa famille ( il était orphelin de mère et sa nouvelle belle-mère , ma marraine , le haîssait, maltraitait). Je n’ai absolument rien compris, l’ai appris un jour.
Je ne me souviens pas que j’étais toujours grimpée sur ses épaules (c’était mon copain de jeu ??? ) : ça , c’est ma soeur aînée qui me le rappelle. Ce dont je me souviens bien, par contre, c’est que j’avais toujours un bras « démis « . Après son départ, j’étais abasourdie, complètement désemparée (sans doute en état de choc ?), perdue, seule dans la cour de récréation. Tout ceci s’est passé en Bretagne.
Je le vois sur moi me masturbant = agressions sexuelles qui provoquent une addiction au sexe en cas de manque  (les masturbations compulsives dont  » on  » nous dit que c’est l’un des symptômes, pas le seul,  selon moi seraient peut-être liées au plaisir ressenti à ce moment-là (excitations clitoridiennes et pénétrations digitales)? C’est une hypothèse que j’émets là bien sûr car je ne peux pas affirmer ; c’est une idée qui m’est venue. Fragilisée, j’ai été victime d’un viol par l’ami de l’ex-mari d’une amie dans sa voiture; il me raccompagnait. J’avais 20 ans. Je me débattais comme une folle ou dingue !!! « NON  NON , NON … » hurlais-je. Je serrais tout : le bassin, le sexe mais comme il redoublait de force , il a réussi à m’écarter les cuisses et à me pénétrer. Je pouvais toujours crier puisque ça s’est passé à la clairière d’un bois où il n’y avait personne, dans la nuit. Je rentrais de boîte. A l’époque, je ne savais même pas quoi en faire, que je pouvais porter plainte. J’ai appris, par la suite qu’il a eu des ennuis au sexe ( saignements !!! ) ??? … Moi, je suis rentrée chez moi devant me doucher, me laver car je puais la pisse : je m’étais pissée dessus comme une SDF !!!  A l’âge de 27 ans, en 1980, j’ai accouru en psychothérapie car j’allais très mal, je me sentais mal dans ma peau et ne savais pas pourquoi ? Je voulais m’en sortir, changer et aller bien : ce qui est aujourd’hui le cas !!! Je le dois à mes thérapeutes ( 3 : 2 hommes et 1 femme en groupe et individuelle )

Aujourd’hui, je vais bien mais avec une psychothérapie depuis 1980. J’atteste sur l’honneur la véracité de mes propos et vous remercie de m’avoir donné l’occasion de témoigner car personne ne l’avais fait avant vous.
A l’idée de témoigner , j’étais terrifiée sans doute comme la petite fille que j’ai été mais je suis aujourd’hui soulagée, contente de l’avoir fait ! Merci encore !!!
Merci pour votre oeuvre d’utilité et de salubrité publique !