Témoignages

Les témoignages recueillis par les associations membres du CILCP sont destinés à être publiés sur ce site « Le déni, ça suffit ! ».

Par cette action, les victimes témoignent pour alerter l’opinion publique, les autorités compétentes ainsi que les instances internationales sur la réalité de leur vécu.

Par l’intermédiaire de ces témoignages, le CILCP demande l’ouverture d’un débat national sur le fléau social que constitue la pédocriminalité.

Par son action, le CILCP demande que la lutte contre la pédocriminalité soit déclarée grande cause nationale en France. Cette lutte doit être une priorité des instances internationales.

L’ensemble des personnes témoignant sur les supports du CILCP approuve le fait que ces publications soient transmises aux instances compétentes de l’Union européenne et de l’ONU.

Cet espace est un espace d'expression libre dédié aux victimes. Les opinions et ressentis exprimés n'engagent que leurs auteurs.

 

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49. Guy Pascal

Moi, Guy Pascal R, j’ai été victime de diverses agressions sexuelles et viols depuis la petite enfance, de la part de plusieurs personnes (y compris des femmes) : ces personnes, au courant des agressions subies, pensaient toutes « venir se servir » soit en pensant « faire du bois de l’arbre mort », soit en pensant que j’étais « un enfant vicieux ».  C’est ce dernier argument qui a été retenu pour m’expulser du cycle scolaire après avoir été durant 4 ans l’objet sexuel d’un enseignant (de 8 à 12 ans).

J’avais dénoncé cet enseignant à la direction de l’école, en présence de témoins, lorsque j’avais 12 ans mais, malgré ses aveux, il a pu continuer son travail et ses œuvres dans la même école puis dans une autre (écoles paroissiales de l’évêché). Malgré la plainte au judiciaire d’un condisciple, un peu plus tard, l’individu n’a pas été inquiété et, de même encore, lors de ma deuxième plainte (au parquet) alors que j’avais 47 ans et malgré de nouveaux aveux de ce prédateur en série.

Je n’ai jamais pu profiter de traitement ni de suivi avant l’âge de 47 ans : la dépression et la confusion mentale m’ont assailli rapidement dès les 12 ans et je n’ai plus jamais pu réussir une année scolaire. J’ai souffert dès lors d’une longue série de symptômes chroniques très invalidants mais ces handicaps n’ont pas non plus été reconnus.

J’ai repris la parole plus tard après 9 années de thérapie. Mes témoignages publics ont alors provoqué mon excommunication de l’Église romaine et l’hostilité ouverte de plusieurs membres de ma famille parentale et nucléaire.

A 63 ans seulement, des soins en « hypnose humaniste » m’ont permis de me reconstruire et, à 65 ans en écrivant ces lignes, je compte pouvoir redresser la ruine économique que tous ces traumatismes ont amenée.

J’ai encore une procédure en cours devant les tribunaux : une plainte cette fois collective qui marque notre volonté de nous battre jusqu’au bout et de combattre ce fléau en maintenant active notre solidarité pour toutes les victimes survivantes de la pédocriminalité intra ou extrafamiliale. J’ai également adressé une plainte personnelle au Vatican et à l’évêché concerné, sans jamais obtenir de résultat.

J’atteste sur l’honneur la véracité des faits évoqués.