Témoignages

Les témoignages recueillis par les associations membres du CILCP sont destinés à être publiés sur ce site « Le déni, ça suffit ! ».

Par cette action, les victimes témoignent pour alerter l’opinion publique, les autorités compétentes ainsi que les instances internationales sur la réalité de leur vécu.

Par l’intermédiaire de ces témoignages, le CILCP demande l’ouverture d’un débat national sur le fléau social que constitue la pédocriminalité.

Par son action, le CILCP demande que la lutte contre la pédocriminalité soit déclarée grande cause nationale en France. Cette lutte doit être une priorité des instances internationales.

L’ensemble des personnes témoignant sur les supports du CILCP approuve le fait que ces publications soient transmises aux instances compétentes de l’Union européenne et de l’ONU.

Cet espace est un espace d'expression libre dédié aux victimes. Les opinions et ressentis exprimés n'engagent que leurs auteurs.

 

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146. Evelyne

Evelyne, 40 ans.
1984, maison d’été familiale. J’ai 8 ans, mon cousin 16 ans prétexte un jeu pour m’entraîner dans cette chambre maudite qui a vu la mise à mort de mon innocence.

Peur, incompréhension, silence et on continue notre journée, on rigole…puis ce « souvenir » se cimente dans un coin de ce qui reste de mon cerveau brisé.

Crise en pleine nuit, rejet de contact avec les autres et du changement physique… Je veux être transparente, je me cache, fantomatique.

Retour de conscience à 16 ans, cela arrive aux oreilles de mes parents…aucune réaction. Pourtant ma mère savait que son frère a violé les aînés de mon agresseur, elle nous a tout de même amené chez les uns et autres… Début du déni 1974.

Et c’est la double peine, le non soutien, les mots qui transpercent « ha, QUE des attouchements »…

Puis je me retrouve au pied d’un tas de débris de verre : ma vie brisée.
Mais j’escalade, me tranche, je tombe dans des crevasses, tant pis j’y reste…non, je monte et je vois de la lumière : mon enfance, j’ai 8 ans…et bien je reste ici, avec cet âge gravé.

Insomnies, haine sans fin, et je dépose plainte en 2003 : groupe de parole, je suis celle qui veux s’en sortir : le déni connaît pas!

J’aurai tellement voulu devenir ce que j’aurai dû être…

J’ai de la force, de la poigne, au moins plus personne ne me fera de mal.

J’atteste sur l’honneur la véracité des faits évoqués.