Témoignages

Les témoignages recueillis par les associations membres du CILCP sont destinés à être publiés sur ce site « Le déni, ça suffit ! ».

Par cette action, les victimes témoignent pour alerter l’opinion publique, les autorités compétentes ainsi que les instances internationales sur la réalité de leur vécu.

Par l’intermédiaire de ces témoignages, le CILCP demande l’ouverture d’un débat national sur le fléau social que constitue la pédocriminalité.

Par son action, le CILCP demande que la lutte contre la pédocriminalité soit déclarée grande cause nationale en France. Cette lutte doit être une priorité des instances internationales.

L’ensemble des personnes témoignant sur les supports du CILCP approuve le fait que ces publications soient transmises aux instances compétentes de l’Union européenne et de l’ONU.

Cet espace est un espace d'expression libre dédié aux victimes. Les opinions et ressentis exprimés n'engagent que leurs auteurs.

 

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77. Eric

Moi, Eric 48 ans, j’ai subi des violences sexuelles de la part de mon beau père de l’âge de neuf à onze ans. Puis j’ai été soumis sexuellement pendant deux ans à un homme qui était mon maître d’internat. Je ne savais pas que tout ceci était une anormalité. Le maître d’internat me disait « Je ne te ferais jamais de mal, aie confiance ». Et moi je le croyais. Il m’initia aux actes sexuels et pour m’amadouer encore plus il me fera prendre de la drogue. Puis au bout de deux ans, il disparût me laissant seul avec cette noirceur. Par la suite, mon adolescence fût très chaotique, drogue et dépressions, ne sachant pas vraiment l’ampleur du désastre que j’avais vécu. En grandissant ma vie fût tourmentée, je multipliais les rencontres sexuelles avec les hommes, sans affectifs, sans amour. Je ne réussissais rien construire de stable, je demeurais sans effectif, sans amour. Au fil du temps je me suis marginalisé. J’ai connu la rue une première fois et j’atterrissais dans les hôpitaux psychiatriques. Vers l’âge de trente ans j’ai réussis enfin à me stabiliser mais le mal était encore là et bien là. Je me suis mis à consulter des site pédopornographique et pendant près de deux ans je suis devenu accroc, m’isolant encore plus dans cette addiction. Puis un jour je me suis rendu compte que j’étais complètement détraqué alors je me suis rendu à la gendarmerie pour me faire arrêter. Je leur ai donné mes ordinateurs et j’ai eu la chance de tomber sur un officier très compatissant. J’ai pu lui raconter mon histoire entière. Les sévices de mon beau-père, ma soumission à ce maître d’internat, mon désordre sexuel qui passait de l’homosexualité à la pédophilie. Lors du procès en correctionnel, la cour a été clémente et je l’en remercie encore. Depuis je suis une psychothérapie qui m’aide à mettre de l’ordre dans mes émotivités, mettre des mots sur ce vécu. Les abus sexuels que j’ai subis, je ne pouvais l’assumer , parce que l’on ne peut pas les comprendre pleinement. Je vis avec ça en moi, avoir pris conscience de ce vécu violent durant mon enfance ne me réconciliera pas avec lui. L’on me dit qu’avec le temps cela s’arrangera, je ne sais pas, j’écris ce témoignage, parce que je sais que je ne suis pas la seule victime et qu’il en existe beaucoup emmurées dans ce mur de silence.

J’atteste sur l’honneur la véracité des faits évoqués.