Témoignages

Les témoignages recueillis par les associations membres du CILCP sont destinés à être publiés sur ce site « Le déni, ça suffit ! ».

Par cette action, les victimes témoignent pour alerter l’opinion publique, les autorités compétentes ainsi que les instances internationales sur la réalité de leur vécu.

Par l’intermédiaire de ces témoignages, le CILCP demande l’ouverture d’un débat national sur le fléau social que constitue la pédocriminalité.

Par son action, le CILCP demande que la lutte contre la pédocriminalité soit déclarée grande cause nationale en France. Cette lutte doit être une priorité des instances internationales.

L’ensemble des personnes témoignant sur les supports du CILCP approuve le fait que ces publications soient transmises aux instances compétentes de l’Union européenne et de l’ONU.

Cet espace est un espace d'expression libre dédié aux victimes. Les opinions et ressentis exprimés n'engagent que leurs auteurs.

 

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51. Déborah

 

Moi, Déborah, j’ai 24 ans, je vous partage mon témoignage, l’enfer et le combat que je mène depuis que j’ai été victime d’inceste.

Mon cauchemar a commencé lorsque j’avais 7 ans. Le bourreau de ces viols que je subissais quasiment tous les jours n’est autre que mon cousin germain qui était aussi mon parrain. Il est âgé de 8 ans de plus que moi. Au moment des faits, il vivait encore chez sa mère, ma tante que j’aimais tant, celle qui était la sœur ainée de mon père. Je la considérais comme une seconde mère, car je passais beaucoup de temps chez elle parce que mes parents travaillaient énormément, c’est d’ailleurs pour ça que son fils a pu me détruire pendant autant d’années.

Au tout début, je ne me rendais pas compte à quel point ce qu’il me faisait était grave, mais au fur et à mesure que je grandissais j’ai très vite compris que lorsque qu’il m‘enfermait à clef dans sa chambre, volets clos ce n’était pas normal, comme il essayait de me le faire croire au début, puisqu’il devenait de plus en plus violent et menaçant.

Personne ne l’aurait cru capable de commettre de tels actes puisqu’il montrait un visage d’ange et une gentillesse extrême envers notre famille. Mais ce que nos proches ne savaient pas c’est que lorsqu’il se retrouvait seul avec moi, son visage d’ange se transformait immédiatement en violeur violent pervers sans remords.

La dernière année, je vivais la peur au ventre, je me demandais tout le temps « et si je tombe enceinte, qu’est-ce que je vais dire ? » je n’en dormais plus mais parallèlement j’étais tétanisée à l’idée de raconter ce que je subissais depuis des années parce que j’avais peur de lui, puis comment le dire, que dire, à qui, quand , quel mot employer, par où commencer ? Toutes ces questions résonnaient tous les jours dans ma tête mais ces « si tu parles je te tuerais » me calmaient vite le besoin de dire quoi que ce soit.

Puis le jour de ma profession de foi, 3 jours avant que je parle a été la fois de trop.

Et c’est le 25 juin que je me suis confiée à ma prof de maths en qui j’avais pu voir durant toute l’année de ma sixième que je pouvais avoir confiance en elle, elle était très respectueuse, patiente, attentive à l’autre et elle n’avait jamais un mot plus haut que l’autre.

Alors que les récréations étaient plus longues que d’habitude puisque c’était le dernier jour de l’année avant les vacances d’été, un élève m’a insultée de « sale pute ». Pour lui, ce n‘était qu’une insulte parmi tant d’autres mais pour moi, ce fut le déclic. Je me suis dit « et s’il avait raison, si mon cousin me viole depuis des années ce n’est peut-être pas pour rien, peut-être est-ce de ma faute (comme mon bourreau essayait de me le faire croire) ?? », et c’est à ce moment que je me suis dit « il faut que j’en parle ».

Je suis donc allée voir ma prof de maths et je lui ai divulgué mon secret. Au moment même où j’ai parlé j’ai vraiment compris  la gravité des faits et j’ai alors pensé aux conséquences que ça allait engendrer, lui et ses menaces, puis comment la famille allait réagir, j’étais limite en train de tomber dans les pommes tellement j’étais effrayée, c’est tout de suite après que je me suis dit « il faut que je me suicide comme ça personne ne saura ».

Normalement le but de dire notre souffrance doit nous procurer du soulagement, une certaine délivrance pour aller vers une reconstruction, un mieux-être. Sauf que moi, ça a été totalement le contraire. Je me suis donc dit que je ne parlerais plus jamais de ce que je vivrais, ce que je ressentirais , ce que je pourrais penser, car pour moi parler était synonyme d’enfer.

Ma famille a éclatée, ma famille paternelle s’est rangée du côté de mon bourreau sans aucune explication, du jour au lendemain, je perdais le peu que j’avais, le peu de stabilité qu’il y avait autour de moi.

Au tout début, mon affaire était qualifiée de viols, ce qui était plutôt normal puisque c’est ce qu’il m’est arrivé.

Au niveau judiciaire, les gendarmes qui travaillaient à la BPDJ étaient très gentils et compréhensifs, en revanche lorsque j’ai dû voir le médecin légiste, lors de l’examen gynécologique ça a été pour l’enquête un élément important étant donné qu’il y avait des preuves médicales mais ça a été un traumatisme supplémentaire ; cet examen m’a tellement choquée qu’encore aujourd’hui je refuse d’aller voir un médecin gynécologue.

Pendant les vacances d’été, qui était loin d’être des vacances mais plutôt un calvaire, une descente aux enfers, j’ai commencé à me scarifier avec des ciseaux sur les bras. La première fois c’était parce que j’étais très triste et en colère de tout ce que j’étais en train de vivre, j’avais tout perdu, mes parents et mon frère étaient très malheureux, je culpabilisais énormément. Dès que j’ai vu couler le sang sur ma peau, j’ai ressentis du soulagement, un certain apaisement, puis j’avais l’impression que lorsque mon sang sortait de mon corps c’était comme si, en même temps, s’enlevait toute la saleté que mon bourreau avait mis en moi.

Ce fut très vite une habitude, car je me scarifiais quotidiennement durant la première année.

Au cour de l’instruction, mon affaire a été correctionnalisée, les termes « viols » ont été requalifiés par les termes « agressions sexuelles », sans que mes parents soient mis au courant par qui que ce soit et s’en être informé des conséquences de cette décision….

Pile un an après en juin 2004, j’ai fait ma première Tentative de Suicide, j’ai voulu sauter du premier étage du collège, le CPE et d’autres professeurs m’ont retenue. Pendant ce temps, la directrice téléphonait à une pédopsychiatre, celle-ci lui a proposé de me rencontrer en rendez-vous 3 semaines plus tard alors que j’avais encore les deux pieds sur le bord de la fenêtre. La directrice s’est énervée devant cette réponse et à contacté les pompiers, elle ne pouvait pas me laisser dans cette extrême détresse et elle ne voulait pas fermer les yeux sur ce geste que je venais de faire car elle avait très peur que je me mette à nouveau en danger. Par la suite ils m’ont emmenée dans un HP pour adultes pendant un mois. Quand je suis arrivée, alors que j’étais encore devant la porte d’entrée, je me suis dit « mon dieu mais où je suis ? », je me croyais dans un monde que je ne connaissais, un monde effrayant, j’étais entourée de personnes beaucoup plus âgées que moi, des gens hurlaient, jetaient des objets, d’autre étaient prostrés, une dame âgée courait dans les couloirs toute nue, des hommes étaient assis les uns à côtés des autres ils bavaient, ils étaient en pyjama de l’hôpital, ce fut le début d’un autre cauchemar qui commençait pour moi, je n’avais pas ma place dans ce lieu, je n’étais pas malade, je souffrais il y a une différence. Ici, j’ai commencé à m’automutiler d’une façon beaucoup plus importante, ce n’était plus des ciseaux, mais des morceaux de verres et lames de rasoirs que j’utilisais sur tout mon corps. Les automutilations que je m’infligeais me procurais un certain bien être, je remplaçais ma douleur psychologique par de la douleur physique, c’était un moyen de compenser un mal par un autre, le problème est que ce n’était jamais suffisant, il m’en fallait toujours plus.  J’ai aussi commencé à fumer la cigarette et à me droguer, ce sont les patients qui me fournissaient et qui m’offraient ce que je consommais. Les médecins m’ont attribué un traitement médicamenteux assez lourd dès le début dans l’espoir que je ne me fasse plus de mal, le problème est que je m’en faisais de plus en plus alors leur seules solutions était, m’augmenter mon traitement de plus en plus.

Au bout d’un mois, j’ai été transférée en pédopsy à Montpellier pendant 2 mois, là s’est ajouté à mon compteur de destruction, les fugues, les brulures, les strangulations avec cordes, ceintures etc.… et l’alcool. En 3 mois j’avais déjà pris une dizaines de kilos. Je suis sortie une semaine avant le procès, je vous laisse deviner qu’évidemment je n’allais pas mieux que mon premier jour en psychiatrie, bien au contraire.

Tous mes moyens de destructions que j’avais étaient quotidiens et plusieurs fois par jour, je n’étais jamais satisfaite, jamais soulagée tellement je souffrais, au final c’était comme une drogue, mais en pire puisque je n’avais qu’une seule chose en tête, une seule obsession, me détruire !

Le 8 / 11 /2004 a eu lieu le procès au Tribunal Correctionnel de Nîmes. Ce jour a été l’achèvement de ma vie, c’était sur je ne resterais pas sur terre. Ça a été une très longue descente aux enfers qui a duré plus de 8 années sans jamais avoir un souffle pour pouvoir respirer.

Pourquoi ? Mon bourreau a écopé de 3 mois de prisons ferme, 21 avec sursis et 15000 euros de dommages et intérêts. Je ne comprenais pas, pourquoi avait-il pris seulement 3 mois de prison alors qu’il m’avait violée pendant plus de 6 ans, je ne vis plus depuis bien longtemps, je suis déjà détruite et la justice m’enfonce encore plus en ne reconnaissant pas pour ce que j’ai réellement subis pendant toutes ces années, je me sens trahie, seule…. Je regrette tellement d’avoir parlé. En plus le tribunal l’a condamné à me verser 15000 euros,  j’interprétais ce geste comme si la justice me considéré comme une pute et du coup l’obligeait à me payer pour ce qu’il m’avait fait. J’étais vraiment en colère d’être traitée ainsi, pour moi, cet argent était sale et je n’en voulais pas.

Suite à ce verdict, ma vie n’a été qu’automutilations quotidiennes, tentative de suicide sur tentative de suicide environs tous les trimestres, drogues, alcool et fugues régulièrement, et ceux pendant plus de 8 longues années. Je n’avais qu’une envie, ne plus souffrir, ne plus vivre.

J’ai eu une scolarité chaotique, heureusement j’avais des facilités ce qui m’a permis d’aller jusqu’en classe de première littéraire malgré que je sois allée en classe qu’entre un et quatre mois maximum tout le long de mes années collèges et lycée.

Mes parents ne vivaient plus tellement ils étaient malheureux et tellement qu’ils s‘inquiétaient  à cause de tout le mal que je me faisais, je me disais que j’avais détruit leur vie en parlant, le seul moyen que je voyais était de m’éloigner d’eux pour qu’ils vivent tranquillement. Je me sentais tellement incomprise et seule…

J’ai donc été en familles d’accueil, foyers de l’enfance où ça se passait mal, je ne me sentais bien nulle part.

Entre mes 15 et 18 ans, ma vie se résumait aux automutilations, tentative de suicide, foyers, hôpitaux psychiatrique, drogues, alcool, traitements médicament extrêmement lourds (je n’arrivais même pas à articuler, à marcher etc.…).

Dès que j’ai eu 18 ans, en 2009, l’Aide Sociale à l’Enfance m’a placée dans un de leur appartement, j’ai fait la connaissance d’une voisine, elle a une vingtaine d’années de plus que moi. Un jour,  je lui ai montré un papier que j’avais reçu de l’assurance où était placé les 15000 euros de dommages et intérêts que j’avais reçu de mon bourreau, car je ne comprenais pas ce que ce document signifiait, ce que je ne savais pas encore c’est que ce jour fut également synonyme d’un nouveau cauchemar. Je me suis très vite attachée à cette personne, il faut dire qu’à cette époque j’étais vraiment fragile et toute seule étant donné que je ne parlais plus à mes parents. Je me suis donc fait très vite manipulée et en l’espace de 3 mois j’ai dû lui donner mes 15000 euros.

Au moment où je lui ai annoncé que je ne n’avais plus d’argent, j’espérais qu’elle m’apprécierait toujours car elle disait qu’elle me considérait comme sa fille. Je suis tombée de très haut car immédiatement elle m’a dit mot pour mot « t’es pas une merde, t’es une sous merde, dégage de chez moi »

J’étais effondrée, je ne m’y attendais pas, je pensais qu’elle m’aimait pour moi et non pour mon argent ; suite à cela, j’ai fait une nouvelle tentative de suicide. J’ai donc été emmenée en psychiatrie adultes à Nîmes ou j’y suis restée 8 mois. Ici j’avais renoué les liens avec mes parents et mon frère puis j’ai été transférée en psychiatrie sur Montpellier où j’y suis restée une année supplémentaire.

En 2011, j’ai pris la décision de me faire opérer d’une chirurgie bariatrique (sleeve : réduction des trois quarts de l’estomac) car je pesais plus de 160 kilos. J’ai fait les démarches médicales et j’ai arrêté de m’automutiler, de fumer la cigarette (alors que j’étais à 3 paquets par jour), de me droguer, de boire de l’alcool puis je suis sortie de l’hôpital en contre avis médical un mois avant l’opération.

Une fois rentrée chez moi, je me suis fait la promesse que plus jamais je ne retournais en hôpital psychiatrique (car au compteur, j’ai 4 années complètes de psychiatrie) et que je ne prendrais plus jamais de traitement psy car ça ne m’a jamais aidé (bien au contraire).

J’ai été opérée le 13 juillet 2011, en un mois j’ai perdu 27 kilos mais le 13 août, j’ai eu de très graves complications. Je ne rentre pas dans les détails car c’est trop long à expliquer. J’ai été entre la vie et la mort pendant un mois et demi, tous mes organes vitaux ont énormément soufferts. Suite à cela en une année, j’ai certes maigris de 125 kilos, mais j’ai été opérée quatre fois de l’estomac car il se perforait. En juillet 2013, j’ai dû me faire opérer d’un bodylift (retrait de l’excès de peau tout le tour du bassin, ventre et dos) sauf que j’ai encore eu de graves complications puisque ma cicatrice s’est ouverte, j’ai fait une nouvelle sepsis accompagnée d’une infection nosocomiale. Depuis ce jour, donc depuis deux ans, je suis sous morphine quotidiennement car il n’y a pas un seul jour où je n’ai pas de douleur, j’ai été en fauteuil roulant pendant plusieurs mois sans compter tous les mois où j’ai été alitée.

A présent, l’image de mon corps reflète complètement celle de mon cœur. Un corps submergé de cicatrices, des anciennes, des récentes, un corps douloureux, étouffé, emprisonné, un corps complexé, hideux et replié. Un corps abîmé tout simplement … Tout comme la vie que j’ai subis ces 17 dernières années… J’ai pu reconstruire et apaiser mon âme et mon cœur, mais mon corps lui, restera meurtri.

C’est lors de l’année 2013, alors que je souffrais beaucoup physiquement que j’ai décidé d’écrire afin de poser des mots sur mes maux. De là est né mon premier petit livre « Plus qu’une vie, un combat », que j’avais fait sans trop réfléchir c’était vraiment dans le but de poser mon histoire.

Aujourd’hui, avec le recul et beaucoup d’années de souffrances derrière moi, malgré que je n’aie que 24 ans, je sais qu’être soutenue par des personnes compétentes est très important. Je comprends que de parler y’a rien de mieux pour avancer, exprimer ses ressentis, savoir dire « je vais mal, aidez-moi », ne pas avoir peur de dire et de demander de l’aide. Pendant des années je n’ai jamais parlé sur ce que je vivais, je ne disais jamais rien, je ne me rendais pas compte que ça m’apporté qu’une seule chose, m’enfoncer chaque jour un peu plus au fond du trou…

Ecrire mon livre m’a tout d’abord permis de comprendre mon histoire, de la poser et de m’en libérer. Il y a plusieurs points que j’ai compris qui m’ont fait mal, comme le fait de me rendre compte que j’ai été entourée de personnes incompétentes tout le long de ma vie. Il y a eu la compréhension du procès. Cette fameuse loi Perben 2, sur la correctionnalisation, c’est à cause de celle-ci que mon bourreau n’a été puni qu’à trois mois de prison ferme. Cette loi autorise qu’un viol (donc un crime jugé aux assises avec des peines de prison entre 7 et 20 ans) soit requalifié en agression sexuelle (donc ça devient un délit, jugé au TC avec des peines de prison allant du simple sursis jusqu’au maximum 5 ans). Comprendre son histoire est primordial pour avancer même si ça fait mal,  il ne faut pas être spectateur de sa vie mais acteur pour que l’on puisse avancer et aller vers une reconstruction.

« La chute n’est pas un échec. L’échec c’est de rester là où on est tombé » (Socrate).

J’ai pu enfin me libérer de tout ce poids qui m’étouffait et m’enterrait chaque jour davantage, m’exprimer et mettre des mots sur mes maux, sur mes souffrances, mes ressentis et mon vécu tout le long de mon existence.

A présent, ce que je souhaite par-dessus tout, c’est que ma mère, avance. Qu’elle arrête de se culpabiliser et de s’empêcher de vivre. Je voudrais qu’ensemble, on avance, main dans la main, vers un avenir meilleur.

Ecrire mon histoire m’a permis de beaucoup moins penser à ma destruction. L’envie de me suicider s’est estompée peu à peu pour laisser place à l’envie d’avancer, l’envie de passer à autre chose et l’envie d’aider des personnes qui peuvent et pourront un jour se retrouver victime, c’est pourquoi l’année dernière j’ai écrit mon second livre « Si seulement on avait pu m’entendre… ». C’est une autobiographie très complète et explicite, accompagnée de nombreux témoignages (de ma mère, de ma professeur de mathématiques à qui je me suis confiée en premier et celui de la directrice du collège, d’une juriste, de deux psychiatres et d’une psychologue). Les sujets traités sont les violences sexuelle, le viol, la maltraitance, les procédures judiciaire principalement la correctionnalisation (Loi Perben 2), l’abandon, la dépression, le suicide, les automutilations, les maladies psychiatriques comme la bipolarité et l’état limite (borderline)… tout simplement les conséquences et les traumatismes de l’inceste.  Le but est de prévenir et informer un maximum de personnes afin que tout l’enfer que j’ai vécu ne serve pas à rien et soit utile car personne ne mérite de vivre ce que j’ai subis.

L’écriture de mon livre m’a également fait rencontrer des personnes très intéressantes, de m’ouvrir sur le monde extérieur et d’avoir des relations sociales.

Depuis environ un an , je consacre ma vie  à ce projet qui me tient tellement à cœur, c’est pour cela que j’ai créé un site facebook, aider les personnes qui en ont besoin, que mon vécu et mon parcours me servent pour soutenir et accompagner toutes les personnes qui vivent un drame, qui souffrent, soutenir également les familles de victime ou de personne que la vie a fragilisée.

J’atteste sur l’honneur la véracité des faits évoqués.