Témoignages

Les témoignages recueillis par les associations membres du CILCP sont destinés à être publiés sur ce site « Le déni, ça suffit ! ».

Par cette action, les victimes témoignent pour alerter l’opinion publique, les autorités compétentes ainsi que les instances internationales sur la réalité de leur vécu.

Par l’intermédiaire de ces témoignages, le CILCP demande l’ouverture d’un débat national sur le fléau social que constitue la pédocriminalité.

Par son action, le CILCP demande que la lutte contre la pédocriminalité soit déclarée grande cause nationale en France. Cette lutte doit être une priorité des instances internationales.

L’ensemble des personnes témoignant sur les supports du CILCP approuve le fait que ces publications soient transmises aux instances compétentes de l’Union européenne et de l’ONU.

Cet espace est un espace d'expression libre dédié aux victimes. Les opinions et ressentis exprimés n'engagent que leurs auteurs.

 

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95. Corinne

Moi, Corinne, 47 ans, j’ai été victime de violences sexuelles de l’âge de 9 à 11 ans par un grand-oncle par alliance. Lorsque j’en ai parlé, ma mère m’a traitée de menteuse pour des raisons alimentaires. Elle m’a humiliée, prostituée à cet homme. Elle m’a fait regarder le film où Jacques Brel jouait un instituteur accusé à tord, en me disant devant ses amis et mon frère, à quel point c’était moche de mentir. J’ai réussi a lui échapper toute seule, avec l’aide de sa femme à lui, ma merveilleuse grande-tante.
Les rapports avec ma mère se sont détériorés dès mes 16 ans, elle vit toujours, j’habite à des milliers de km d’elle, jamais je ne lui confierai mes filles, mes bonheurs. Depuis des années je n’ai plus aucune nouvelle, car je n’en veux pas.
Mon frère est loin aussi, et ne m’a jamais soutenue dans cette démarche. Aujourd’hui encore, pour eux, je suis une menteuse. Il va venir me voir dans peu de temps et je sais que le déni sera toujours à l’ordre du jour.
Mais grâce à mes amis, mes voyages, mon mariage, mes enfants et tous ceux qui m’ont aidé à grandir, à surpasser, je suis en paix aujourd’hui. Mon agresseur est mort depuis, assassiné parait-il, par sa deuxième femme, qui pourtant m’a sauvée. Son procès doit avoir lieu bientôt à Paris, pour empoisonnement. Ma mère m’a traitée de menteuse, et laissée seule avec cet homme dans un studio exigu, à deux pas de l’Unesco, alors qu’elle savait que c’était la réalité.

J’atteste sur l’honneur, la véracité des faits évoqués.