Témoignages

Les témoignages recueillis par les associations membres du CILCP sont destinés à être publiés sur ce site « Le déni, ça suffit ! ».

Par cette action, les victimes témoignent pour alerter l’opinion publique, les autorités compétentes ainsi que les instances internationales sur la réalité de leur vécu.

Par l’intermédiaire de ces témoignages, le CILCP demande l’ouverture d’un débat national sur le fléau social que constitue la pédocriminalité.

Par son action, le CILCP demande que la lutte contre la pédocriminalité soit déclarée grande cause nationale en France. Cette lutte doit être une priorité des instances internationales.

L’ensemble des personnes témoignant sur les supports du CILCP approuve le fait que ces publications soient transmises aux instances compétentes de l’Union européenne et de l’ONU.

Cet espace est un espace d'expression libre dédié aux victimes. Les opinions et ressentis exprimés n'engagent que leurs auteurs.

 

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150. Christine

Moi, Christine, 61 ans, j’ai été victime de violences sexuelles de 11 à 17 ans par mon beau-père.
Ma mère s’est remariée avec un prêtre ayant quitté la prêtrise pour se marier avec elle. Je suis l’aînée de quatre enfants. J’ai été abusée sexuellement de 11 à 17 ans. Environ, car j’ai fait un déni qui a duré jusqu’à mes 45 ans. Cet homme est mort dans un accident de voiture. C’était un tyran domestique pour ma mère et mes frères et soeur. Quand j’ai essayé de parler à ma mère, vers mes 50 ans, elle m’a dit qu’elle avait beaucoup souffert de voir sa fille la tromper avec son mari. C’était elle la victime! Je ne l’ai plus revue pendant 5 ans, le temps de me reconstruire. Pas vu non plus mes frères et soeur qui m’ont fait jouer le bouc émissaire de la famille. J’ai eu deux garçons qui m’apportent du bonheur, et beaucoup d’amis. J’ai beaucoup beaucoup travaillé sur moi.

Depuis longtemps, je rêve d’un monument, comme un mémorial, où les noms des victimes seraient écrits avec les dates d’abus. Comme pour les Juifs, pour le soldat inconnu, les victimes de guerre, d’attentats, nous aurions un endroit où commémorer les années de déni, une de plus chaque année, car je n’ai aucune illusion sur le pouvoir
de notre société à évoluer… Lors de la commémoration, nous pourrions chanter, boire, faire des discours dont la thématique serait « plus jamais ça ». Les médias viendraient, parce que ce serait un événement.
Et nous pourrions au moins montrer notre humour, cela nous ferait du bien…

J’atteste sur l’honneur, la véracité des faits évoqués.