Témoignages

Les témoignages recueillis par les associations membres du CILCP sont destinés à être publiés sur ce site « Le déni, ça suffit ! ».

Par cette action, les victimes témoignent pour alerter l’opinion publique, les autorités compétentes ainsi que les instances internationales sur la réalité de leur vécu.

Par l’intermédiaire de ces témoignages, le CILCP demande l’ouverture d’un débat national sur le fléau social que constitue la pédocriminalité.

Par son action, le CILCP demande que la lutte contre la pédocriminalité soit déclarée grande cause nationale en France. Cette lutte doit être une priorité des instances internationales.

L’ensemble des personnes témoignant sur les supports du CILCP approuve le fait que ces publications soient transmises aux instances compétentes de l’Union européenne et de l’ONU.

Cet espace est un espace d'expression libre dédié aux victimes. Les opinions et ressentis exprimés n'engagent que leurs auteurs.

 

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15. Anne

Moi Anne L., j’ai été victime d’attouchements et de viols (avec ses doigts et avec des objets) par ma mère durant mon enfance et le début de mon adolescence. Un de mes instituteurs a remarqué que j’avais des troubles physiques (notamment de fortes nausées quotidiennes) et psychologiques, mais pour remédier à cela il a convoqué…ma mère. Mon enfer n’avait aucune porte de sortie, il a fallu que j’endure et que j’attende. Pour tenir, je suis entrée dans le déni concernant la gravité de ce qui m’était arrivé. C’est à 27 ans que j’ai eu un choc en lisant le témoignage d’une personne qui a subi la même chose. Je suis alors partie habiter de l’autre côté de l’Atlantique. A 31 ans j’ai osé dire ce qui m’était arrivé devant ma mère et mon père, dans le cabinet d’une psy. Après avoir admis les faits, ma mère s’est rétractée soutenue par mon père. J’ai tout de même voulu faire entendre la vérité. Mais mon père et ma mère ont participé à une émission de télévision dont le rédacteur en chef est un journaliste très connu. Suite à cette émission, leur version a été établie en vérité par toute ma famille proche et élargie qui m’a tourné le dos. C’est à ce moment là que j’ai porté plainte à la gendarmerie mais les faits étaient prescrits (a trois mois près j’étais sous le coup de l’ancienne loi qui ne me laissait que 10 ans après ma majorité). Je n’ai toutefois pas eu de réponse officielle de la part du Tribunal.

Rejetée par ma famille, je me suis battue toute ma vie pour dépasser les troubles liés à cette enfance passée en enfer. Je vais avoir 40 ans et jusqu’à aujourd’hui je n’ai pas pu construire de vie de couple ou familiale.

J’atteste sur l’honneur la véracité des faits évoqués.