Témoignages

Les témoignages recueillis par les associations membres du CILCP sont destinés à être publiés sur ce site « Le déni, ça suffit ! ».

Par cette action, les victimes témoignent pour alerter l’opinion publique, les autorités compétentes ainsi que les instances internationales sur la réalité de leur vécu.

Par l’intermédiaire de ces témoignages, le CILCP demande l’ouverture d’un débat national sur le fléau social que constitue la pédocriminalité.

Par son action, le CILCP demande que la lutte contre la pédocriminalité soit déclarée grande cause nationale en France. Cette lutte doit être une priorité des instances internationales.

L’ensemble des personnes témoignant sur les supports du CILCP approuve le fait que ces publications soient transmises aux instances compétentes de l’Union européenne et de l’ONU.

Cet espace est un espace d'expression libre dédié aux victimes. Les opinions et ressentis exprimés n'engagent que leurs auteurs.

 

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157. Anne-Claire

Moi, Anne-Claire, 51 ans, j’ai été victime de violences sexuelles à l’âge de 12 ans, par mon frère.

J’avais environ 12 ans, mon frère de quasi 5 ans de plus que moi, m’a soumise à des gestes sur son sexe largement en érection. C’était pendant une semaine de vacances dans un hôtel au bord d’un lac, mes parents nous avaient laissés dans la même chambre, pire encore dans le même lit, tandis qu’eux avaient leur autre chambre plus loin.

Jamais ils n’ont été les guides, les adultes, les parents qu’ils auraient dû être, protecteurs, enseignant la bienveillance, l’intelligence relationnelle. Jamais. J’en ai fait les frais ces nuits là et peut-être à bien d’autres occasions, plus petite, subissant les assauts de violences d’un frère jaloux que personne ne surveillait.
Lui a fait sa vie, est marié depuis des décennies, a une fille. Une vie normale. Sans un mot pour moi. Nous n’avons aucune relation, sauf obligation.
Ma vie affective n’a été que violence morale, mise en danger. Ma vie est souffrance, impossibilité de me ressourcer par le sommeil, n’est que maladie, etc. Je n’ai pas – et n’aurai jamais d’enfants – je suis seule. Je veux que la parole me libère, me rende ma vie, me donne un avenir d’amour. Je veux sortir de ces souffrances ensevelies en moi si longtemps ; je veux que mon corps cesse de me crier ses douleurs chaque jour, chaque nuit comme pour détourner mon attention du souvenir de ces tortures. Je veux être libre pour aimer et être aimée, maintenant.

J’atteste sur l’honneur la véracité des faits évoqués., 51 ans, j’ai été victime de violences sexuelles à l’âge de 12 ans, par mon frère.

J’avais environ 12 ans, mon frère de quasi 5 ans de plus que moi, m’a soumise à des gestes sur son sexe largement en érection. C’était pendant une semaine de vacances dans un hôtel au bord d’un lac, mes parents nous avaient laissés dans la même chambre, pire encore dans le même lit, tandis qu’eux avaient leur autre chambre plus loin.

Jamais ils n’ont été les guides, les adultes, les parents qu’ils auraient dû être, protecteurs, enseignant la bienveillance, l’intelligence relationnelle. Jamais. J’en ai fait les frais ces nuits là et peut-être à bien d’autres occasions, plus petite, subissant les assauts de violences d’un frère jaloux que personne ne surveillait.
Lui a fait sa vie, est marié depuis des décennies, a une fille. Une vie normale. Sans un mot pour moi. Nous n’avons aucune relation, sauf obligation.
Ma vie affective n’a été que violence morale, mise en danger. Ma vie est souffrance, impossibilité de me ressourcer par le sommeil, n’est que maladie, etc. Je n’ai pas – et n’aurai jamais d’enfants – je suis seule. Je veux que la parole me libère, me rende ma vie, me donne un avenir d’amour. Je veux sortir de ces souffrances ensevelies en moi si longtemps ; je veux que mon corps cesse de me crier ses douleurs chaque jour, chaque nuit comme pour détourner mon attention du souvenir de ces tortures. Je veux être libre pour aimer et être aimée, maintenant.

J’atteste sur l’honneur la véracité des faits évoqués.