Témoignages

Les témoignages recueillis par les associations membres du CILCP sont destinés à être publiés sur ce site « Le déni, ça suffit ! ».

Par cette action, les victimes témoignent pour alerter l’opinion publique, les autorités compétentes ainsi que les instances internationales sur la réalité de leur vécu.

Par l’intermédiaire de ces témoignages, le CILCP demande l’ouverture d’un débat national sur le fléau social que constitue la pédocriminalité.

Par son action, le CILCP demande que la lutte contre la pédocriminalité soit déclarée grande cause nationale en France. Cette lutte doit être une priorité des instances internationales.

L’ensemble des personnes témoignant sur les supports du CILCP approuve le fait que ces publications soient transmises aux instances compétentes de l’Union européenne et de l’ONU.

Cet espace est un espace d'expression libre dédié aux victimes. Les opinions et ressentis exprimés n'engagent que leurs auteurs.

 

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55. Anne

Moi, Anne, je me souviens et espère chaque jour que mon enfant devienne l’adulte épanoui et équilibré dont il porta l’ébauche jusqu’à l’âge de 6 ans.

 Pendant les 24 années suivantes, je n’ai plus rien compris au comportement de l’enfant, de l’adolescent, puis de l’adulte qu’il devint.
Ce ne fut pas faute de chercher, pourtant…
Nul psychologue, nul orthophoniste en charge de l’aider ne put m’éclairer à l’époque.
Durant 24 ans, j’ai cherché à comprendre : inlassablement. En vain.
Je pensais tout avoir envisagé, analysé, imaginé : FAUX.
TOUT ? Tout sauf ça…
Sauf cette horreur qu’il me relata 24 années plus tard. Réveillée par un choc émotionnel violent, sa mémoire avait restitué la pièce manquante du puzzle, déversant le flux de l’horreur. Des flashes incessants, dont surgissaient des souvenirs d’une violence inouïe : nul ne peut inventer ce qu’il relata.
Il avait 6 ans, quand par un acte criminel destructeur, le prédateur initialisa ce qui deviendrait un mécanique d’auto-destruction quasi infaillible pour les 24 années suivantes.
Un cortège d’échecs et mises en danger était né là, dont les conséquences, hélas, perduraient encore hier…
Cela fait plus de 15 695 jours que des conséquences surgissent ponctuellement.
L’enfant violé, photographié, combien fut-il vendu, monsieur le prédateur ?
Combien de fois avez-vous encaissé des royalties pour ce crime ou d’autres similaires ?
Pas de date de péremption, pour cette marchandise là ! ….
Votre cynisme n’égale que votre sordide vénalité.
Votre médiocrité professionnelle ne pouvait satisfaire votre ambition démesurée de soi-disant artiste…
Alors à défaut de célébrité, vous avez obtenu l’argent.
Votre être malfaisant reflète le portrait robot du pédocriminel : comme tout prédateur de ce genre, vous étiez un proche de l’enfant, aviez sa confiance.
Il ne vous a pas suffit de massacrer l’innocence.
Il vous fallut parfaire votre crime afin de vous protéger : le droguer à 6 ans, afin que sa mémoire occulte le souvenir de votre sordide besogne, était-ce assez ? Vous deviez craindre que non.
Alors vous avez tissé votre toile mortifère : il avait 13 ans quand vous l’avez initié à l’alcool et à la cocaïne lors d’un week-end qu’il passa chez vous.
Quand par la suite, jeune majeur, il développa une addiction aux drogues dures, vous avez osé vous positionner en censeur, en redresseur de torts. Aucun jugement à son égard ne fut plus sévère que le vôtre.
Vous le démolissiez aux yeux de tous, tout en effectuant un patient travail de sape, afin qu’il s’éloigne de ceux qui l’aimaient et voulaient l’aider.
Qu’espériez-vous donc, monsieur le prédateur ? Que sa détresse le mène à la mort, vous garantissant secret et impunité ?
Vous avez failli réussir tant de fois…
J’ai bien dit : « failli ».
Alors je vous souhaite longue vie, monsieur le prédateur… Du moins assez longue pour que vous dussiez un jour payer tout le mal que vous avez fait.
Certes, pour cet enfant là, la justice des hommes ne put passer. Mais chaque jour que vous vivrez, n’oubliez jamais que d’autres mémoires, aussi, peuvent se réveiller : celles d’adultes encore en âge, eux, de porter plainte.
Tremblez, au quotidien, monsieur le prédateur.
Puissiez-vous vivre assez longtemps pour devoir payer le prix incommensurable de vos crimes.
Bonne ruine, monsieur le prédateur, puisque seul l’argent (de l’ignominie) fut (et reste ?) le moteur de votre vie.
 J’atteste sur l’honneur la véracité des faits évoqués.