Témoignages

Les témoignages recueillis par les associations membres du CILCP sont destinés à être publiés sur ce site « Le déni, ça suffit ! ».

Par cette action, les victimes témoignent pour alerter l’opinion publique, les autorités compétentes ainsi que les instances internationales sur la réalité de leur vécu.

Par l’intermédiaire de ces témoignages, le CILCP demande l’ouverture d’un débat national sur le fléau social que constitue la pédocriminalité.

Par son action, le CILCP demande que la lutte contre la pédocriminalité soit déclarée grande cause nationale en France. Cette lutte doit être une priorité des instances internationales.

L’ensemble des personnes témoignant sur les supports du CILCP approuve le fait que ces publications soient transmises aux instances compétentes de l’Union européenne et de l’ONU.

Cet espace est un espace d'expression libre dédié aux victimes. Les opinions et ressentis exprimés n'engagent que leurs auteurs.

 

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92. Alice

Moi, Alice, 38 ans, j’ai été victime de violences sexuelles alors que j’étais enfant.

Je ne sais plus comment ma parole s’est exprimée, mais je me souviens que je reproduisais sur mes barbies ce que j’avais subi. J’ai essayé de parler mais on ne m’a pris au sérieux ou pas assez entendu. Cela s’est reproduit 2 ou 3 fois d’après ma mémoire mais je ne crois pas au delà.
J’ai également subi des attouchements à 16 ans de la part de mon grand père durant l’été à Nice. Il croyait que je dormais, mais non. J’étais paralysée par la peur et la honte. Je me souviens du long bain que j’ai pris ensuite et des heures qui ont suivi à l’aube sur les chaises bleues de la promenade des anglais. Je n’ai jamais plus voulu aller à Nice…
J’ai occulté cet évènement jusqu’à mes 20 ans où j’ai été prise de panique un jour et où j’ai démarré une thérapie qui m’a énormément aidée. Après 5 ans de thérapie, j’ai repris une vie normale. J’ai du néanmoins reprendre une thérapie après avoir eu un enfant car j’étais terrorisée à l’idée de pouvoir devenir un agresseur. Après un an de thérapie en tant que maman, je SAIS que j’ai été VICTIME d’AGRESSEURS, et que ma phobie est la cicatrice de mon traumatisme. Et que je ne représente pas un danger pour mon enfant, ni pour aucun autre.
Aujourd’hui la seule chose que je regrette vraiment c’est le manque de prévention sur ce sujet. Rien n’est fait à l’école publique, rien n’est fait par les institutions en  charge de responsabilités autour de l’enfant (activités périscolaires, crèche, centre aérés, club de sport….).
QUE FAIT L’ETAT? QUE FONT LES COLLECTIVITES TERRITORIALES?
Ce n’est pas normal et c’est grave. Des retours d’expérience montrent que le risque diminue et l’enfant osera refuser un acte déplacé ou parler, si les adultes référents informent les enfants de l’interdiction de toucher leurs parties intimes. Pour autant, le tabou demeure, le sujet dérange. Si j’étais responsable dans une collectivité ou dans un ministère, j’aurais à coeur et je serais fière de mener ce travail et de créer les conditions favorables à la protection des enfants.

J’atteste sur l’honneur la véracité des faits évoqués.