Témoignages

Les témoignages recueillis par les associations membres du CILCP sont destinés à être publiés sur ce site « Le déni, ça suffit ! ».

Par cette action, les victimes témoignent pour alerter l’opinion publique, les autorités compétentes ainsi que les instances internationales sur la réalité de leur vécu.

Par l’intermédiaire de ces témoignages, le CILCP demande l’ouverture d’un débat national sur le fléau social que constitue la pédocriminalité.

Par son action, le CILCP demande que la lutte contre la pédocriminalité soit déclarée grande cause nationale en France. Cette lutte doit être une priorité des instances internationales.

L’ensemble des personnes témoignant sur les supports du CILCP approuve le fait que ces publications soient transmises aux instances compétentes de l’Union européenne et de l’ONU.

Cet espace est un espace d'expression libre dédié aux victimes. Les opinions et ressentis exprimés n'engagent que leurs auteurs.

 

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155. Alexandre

Moi, Alexandre, 34 ans, j’ai été victime de viols à l’âge de 15 ans.
Ma vie est simple à comprendre : de 0 à 15 ans je n’ai que de bons souvenirs. Les 15 années qui ont suivies ont été pour moi un conflit de longue haleine. J’ai été violé à l’âge de 15 ans alors que j’étais en internat à plusieurs reprises et le tout ponctué de maltraitances infligées par des élèves de mon école et sous mandat du directeur. Après avoir réussi à en parler à mes parents, j’ai commencé le long chemin des tribunaux à commencer par porter plainte. Le manque d’humanisme et de compréhension de la gendarmerie m’avait glacés mais le passage au tribunal m’a fait sentir seul sans aucun soutien. Aujourd’hui bien que la justice m’ai reconnu le statut de victime, mes agresseurs vivent leur vie sans avoir été sanctionnés. Et moi je vis chaque jour avec mes propres démons à me demander à quel moment je vais perdre pied. Les enquêtes de la gendarmerie ont dévoilé plus d’une centaine de victimes mais je suis le seul à avoir témoigné et le seul à être debout. Les tribunaux étaient si froids que je n’ai jamais eu le courage de faire appel de la décision.

J’atteste sur l’honneur la véracité des faits évoqués.