Témoignages

Les témoignages recueillis par les associations membres du CILCP sont destinés à être publiés sur ce site « Le déni, ça suffit ! ».

Par cette action, les victimes témoignent pour alerter l’opinion publique, les autorités compétentes ainsi que les instances internationales sur la réalité de leur vécu.

Par l’intermédiaire de ces témoignages, le CILCP demande l’ouverture d’un débat national sur le fléau social que constitue la pédocriminalité.

Par son action, le CILCP demande que la lutte contre la pédocriminalité soit déclarée grande cause nationale en France. Cette lutte doit être une priorité des instances internationales.

L’ensemble des personnes témoignant sur les supports du CILCP approuve le fait que ces publications soient transmises aux instances compétentes de l’Union européenne et de l’ONU.

Cet espace est un espace d'expression libre dédié aux victimes. Les opinions et ressentis exprimés n'engagent que leurs auteurs.

 

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76. Alain

Moi, Alain, 47 ans , j’ai été victime de violences sexuelles de 7 ans à 13 ans. Ma mère a divorcé en 1975 et j’avais 6 ans. J’ai été violé par mon cousin pendant les vacances scolaires 1975-1976 qui avait 10 ans de plus que moi et dormait avec moi. Ensuite en 1977 en classe de CM1 en Seine-Et-Marne un dangereux pédocriminel de 7 ans mon aîné s’est approché de la grille de l’école et a pris contact avec les enfants qui avaient des parents divorcés et c’est véridique. Ensuite ce jeune homme a négocié avec ma mère pour m’emmener en cyclomoteur un samedi après-midi. J’avais 8 ans. Il m’a brisé le cou en me secouant au sol pour me soumettre avec le casque de cyclomoteur bien trop grand pour moi. Je suis tombé de cylomoteur à grande vitesse deux fois car il roulait sur le bas-côté pour me terroriser en obtenir ma soumission… Ensuite plusieurs samedis durant j’ai subi des violences de cet homme jusqu’à ce que je m’oppose à ma mère et m’enferme dans ma chambre en refusant de ressortir contrairement à la fois précédente. Ce jeune homme m’a alors invité chez lui à mes 9 ans pour jouer au football et m’a violé dans sa chambre ; c’est en me battant avec lui que sa soeur ait intervenue et m’a demandé des explications. Ces viols se sont arrêtés momentanément. Cet homme devenu majeur, revenu de l’armée, est revenu dans ma maison quand j’avais 12 ans à de nombreuses reprises et m’a torturé pendant des heures les mercredis où j’étais seul à la maison sans école et sans protection dans la maison qui était ouverte à tous. Lors d’une séance de torture, je me suis battu avec lui et il est tombé du lit : je l’ai alors roué de coup de pieds… Il est parti alors que je pensais l’avoir tué mais quand il est revenu dans mon sommeil le matin à plusieurs reprises, il m’a torturé à mort et m’a mutilé du mollet à la tête… Il m’a traversé le corps avec son bras, découpé les intestins avec des objets coupants et tranchants, il m’a attrapé le coeur dans la main et mon coeur s’est arrêté après avoir ralenti pendant un temps très long. Je ne sais pas comment mon coeur s’est remis en vie mais il continuait à me torturer et à jouir quand j’ai repris connaissance ; ma jambe droite était désarticulée, mon épaule droite était arrachée à force de tortures, mais dans un ultime élan de survie je l’ai frappé avec ma jambe gauche valide et l’ai mis KO et ai sauvé ma vie. Pendant des jours, j’ai perdu l’appétit et ne pouvait dormir tellement j’avais mal au coeur (nausée au niveau du ventre et du coeur)… J’avais des douleurs abdominales là où il avait déchiré les chairs et les muscles… J’ai eu de la fièvre pendant deux ans à l’école environ avec des bouffées de chaleur tout le temps car j’avais certainement des septicémies internes. En vacances d’été, je suis tombé gravement malade deux fois après des bains dans des lacs… Très grosse fièvre et je me vidais comme pour un gastro… Aucun médecin n’a été consulté. A 8 ans, après les violences, j’ai déclenché un zona, des mycoses… Après les tortures à 12 ans ma croissance s’est ralentie et j’ai eu une excroissance osseuse (exostose) au genou droit… Après ces tortures, ma jambe droite était déhanchée et ne pouvait monter les escaliers… Mon bras droit et mon épaule droite avaient une motricité réduite de la main. Quelques mois plus tard, cet homme est revenu un soir et a obtenu de ma mère qu’elle me jette dehors contre mon gré avec lui sans m’offrir à dîner… Cet homme m’a alors emmené en voiture puis train puis métro à une nuit dans les catacombes de Paris où une soirée était organisée… Des hommes en civils m’ont protégé dans les catacombes à l’entrée de la soirée et ont agressé le pédocriminel psychopathe. Nous avons rebroussé chemin et il m’a ramené chez moi au petit matin… C’est la preuve que des réseaux à Paris existaient et qu’on y torturait des enfants en réunion, voir même des enfants devaient disparaitre quand ils mouraient. D’ailleurs le pédocriminel a fait de nombreuses photos quand il m’a torturé : je pense que c’était un marché parallèle de la pornographie et de la prostitution…
Après cette nuit parisienne j’ai commencé à respirer de la colle à rustine pour dormir la nuit et j’ai fini par oublier mon calvaire… Arthrose du genou, hanche desaxée, douleur et limite de motricité de l’épaule droite, douleur abdominale, inflammation intestinales, douleurs lombaires  absence de certains muscles dans le dos… La sortie d’amnésie post-traumatique à 44 ans, en 2013, a été pour moi une épreuve terrible … Accepter que sa croissance ait été limitée par des tortures, que son corps soit meurtri et handicapé à cause de tortures… Mais le plus dur a été et est toujours la trahison de ma mère qui a masqué les faits, qui m’a obligé à me taire alors que je demandais de l’aide et je dénonçais les faits depuis mes 8 ans… Il y a là matière à comprendre pourquoi des mères acculées dans la culpabilité le chantage peuvent sacrifier leur enfant. Le criminel a encore essayé de me violer vers mes 14 ans mais je l’ai repoussé avec force. Grâce à la complicité de ma mère, il a pu m’approcher jusqu’à mes 16 ans et me faire du harcèlement moral en me racontant ce qu’il m’avait fait tandis que je niais les faits et m’enfonçais dans le déni à cause de la pression de cet homme et de ma mère. La vérité sur ces pédocriminels : la vérité est que ces criminels jouissent de la douleur (et parfois de la mort) des enfants qu’ils abusent et violent. Ces actes sont monstrueux et aucune prescription n’est acceptable. Il me reste 7 mois avant mes 48 ans pour porter plainte pour Crime Contre l’Humanité puisque la procureur de Castres a décidé de ne pas poursuivre ma plainte que j’ai faite en Juillet 2013 et l’a classée « prescrite » tout en m’offrant la possibilité de déposer une caution avec un avocat à ma charge pour demander des dommages et intérêts proportionnels à la caution versée. Je n’ai pas donné suite. Je me reconstruis lentement des mutilations corporelles et constate que depuis ma sortie d’amnésie je suis redevenu l’enfant rejeté par sa famille pour dénoncer des faits très graves et demander la vérité. Le criminel vit librement dans le Sud-Ouest sans inquiétude judiciaire. Il est difficile d’admettre de tels faits et ma survie est un miracle : mon corps a réussi à survivre mais l’être en amnésie que j’étais avant 2013 souffrait de nombreux troubles psychiques très important et je vivais à l’adolescence complètement anorexique , en dormant chez des amis à droite à gauche… Mes grands-parents m’ont sauvé de l’échec scolaire et de la drogue en me payant un internat dans un lycée privé où j’ai pu reprendre une vie plus structurée. Mes grands-parents sont partis et je ne peux pas les remercier alors ici est relatée leur grandeur sans qu’ils aient pu comprendre la raison de ma dérive. Ce témoignage est terrible mais j’atteste sur l’honneur que ces faits sont véridiques et que je n’ai pas tout expliqué sur les tortures car c’est trop horrible. Les mères ne doivent plus fermer les yeux et s’enfoncer dans le mensonge et la culpabilité. L’absence de père au foyer rend les enfants vulnérables. Voilà mes conclusions en terme de politique familiale… Une mère fragile ne peut pas lutter contre des criminels formés pour recruter des enfants pour des réseaux pédocrimnels. Et si quelqu’un veut m’aider à obtenir justice pour que ces réseaux tombent, qu’il me contacte. Amen.

J’atteste sur l’honneur la véracité des faits évoqués.