Témoignages

Les témoignages recueillis par les associations membres du CILCP sont destinés à être publiés sur ce site « Le déni, ça suffit ! ».

Par cette action, les victimes témoignent pour alerter l’opinion publique, les autorités compétentes ainsi que les instances internationales sur la réalité de leur vécu.

Par l’intermédiaire de ces témoignages, le CILCP demande l’ouverture d’un débat national sur le fléau social que constitue la pédocriminalité.

Par son action, le CILCP demande que la lutte contre la pédocriminalité soit déclarée grande cause nationale en France. Cette lutte doit être une priorité des instances internationales.

L’ensemble des personnes témoignant sur les supports du CILCP approuve le fait que ces publications soient transmises aux instances compétentes de l’Union européenne et de l’ONU.

Cet espace est un espace d'expression libre dédié aux victimes. Les opinions et ressentis exprimés n'engagent que leurs auteurs.

 

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2. Adèle

Moi, Adèle, j’ai été victime d’attouchements entre 5 et 8 ans, de la part de mon beau-père, durant les deux grossesses de ma mère. Puis il a arrêté, de peur que je parle, et s’est mis à me battre pour finir de me terroriser.
Ma mère n’a jamais pris ma défense, a longtemps refusé de me croire, puis a jugé que ça n’était pas un acte « grave » et a fini par épouser ce pédocriminel, plutôt que de le quitter ou de porter plainte.
J’ai sombré très jeune dans la toxicomanie la plus dure et ça n’est qu’après des années de soins et de thérapie, à 43 ans, que j’ai pu sortir de l’hébétude propre au trauma et comprendre la nécessité d’une action en justice. Trop tard malheureusement, à cause des délais de prescription.
Aujourd’hui, il peut récidiver en toute impunité et ma famille m’a tourné le dos.
Toute ma famille est dysfonctionnelle : l’inceste touche et impacte gravement chaque génération mais la règle reste la complicité silencieuse.
Je veux dédier mon témoignage à la multitude de victimes totalement abandonnées, que la maladie, l’exclusion ou le handicap murent dans le silence.

J’atteste sur l’honneur la véracité des faits évoqués.